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Autre

Autre, Cote divoire, Société
LE MAL DE SURVIVRE (poème par Guy)
6 juillet 2011 at 0 h 08 min 0
hasi

Une saveur maussade a investi mon palais;
Peut-être un arrière goût du sang qui submerge le palais,
Mais en fait, c'est d'avoir survécu que je souffre.

Car je ne sais quel est le plus triste des sorts,
Dans les profondeurs de la betise, avoir trouvé la mort,
Ou vivre pour voir que personne n'en a tiré la moindre leçon.

Et que tous prostituent l'histoire à  leur convenance,
Au nom d'une justice sanguinaire aux allures de vengeance,
Qui se croyant victime, exorcise le mal par le crime.

Fausse victime de guerre, vraie victime d'un effet pygmalion,
Plan de Dieu, ou désavoeu désastreux de notre entêtement honteux?
Car j'ai scruté le ciel, je n'ai vu descendre aucun feu.

Ni de démon dans les rues s'amuser à  la roquette,
Que des mains d'hommes faire joujou à  la baballe et à  la machette ;
Quand les mortiers jouaient avec fierté leur partition.

Et que nos pleurs repondaient en chœur à  l'unisson
J'avais cru revolu la quête du salut par les canons;
C'est à  croire que nos larmes étaient juste la fumée dans nos yeux;

Car nous revoilà  prêts à  mettre femmes et enfants dans la gadoue,
Pour ceux qui, pour conquérir, ou ne pas tomber de leur trône,
Jugèrent bon d'ôter la vie aux moins chanceux d'entre nous;

Ou estimons-nous que laver l'affront subi en vaut le prix ;
Mais elle n'existe pas encore, la balle à  reconnaissance d'obédience politique,
Pas plus que l'obus à  détection de groupe ethnique;

D'ailleurs, comment s'en sortir, quand on a donné des armes
A des quidams qui pour dompter le stylo à  bille, ont eu tant de mal ?
Pourtant, bien plus précarisés sont bien sortis d'une telle spirale,

Mais comme il est de nos coutumes de n'en point prendre de graine,
Et que la file d'attente est si longue aux portes de la géhenne
Allons ! faisons la guerre ! empruntons les voies de la haine !

Mais à  tous ces revenchards qui l'appellent de tous leurs vœux,
Que le ciel me pardonne, mais je fais la prière que
Les premières salves d'obus soient pour eux.
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Actu, Autre
SCÉNES DE CRISE, SCÉNES DE CRIME (poème par Eugenio)
6 juillet 2011 at 0 h 07 min 0
hasi


À la Puerta del Sol, des Blancs imitent des Arabes !
Ce ne fût jadis que pour l'Algèbre et les kébabs,
Mais cette fois ils campent en plein centre ville
Scandant des slogans aussi divers qu'hostiles.

Certes il n'y a ici aucun massacre de civils par lot
Mais l'épidémie se repand plus vite que E. Coli,
Elle gagne la France et gronde sous les pavés d'Italie
Attendant la prochaine bourde de Don Silvio.

En vérité tous sont des terroristes à  la solde d'Al-Qaïda :
Voila la version officielle de Sanaa, empruntée à  Tripoli.
Or pour une fois qu'il use des mots de Dame Hillary
Le vieux panafricain se fait sèchement passer à  tabac ;

Il joue aux échecs, mais nul doute que la note sera Saleh
Comme cet obus visant sans honte une mosquée
Pour que les complices d'hier, avec le flegme de Judas
Se muent en moralistes lors d'un procès par contumace.

Fort heureusement, il reste un Russe aux Nations Unies,
Son veto laisse juste le temps à  Bachar le boucher
De faire le ménage, tout bien nettoyer et refouler
Son trop plein de mécontents chez l'ami de Turquie,

Qui lui s'acharne à  ameuter les autres, s'occupant
À troquer une pimbêche contre un pervers au FMI,
Glaner plus d'indices contre un Mladic mourant,
Où à  se pencher en avant à  chaque revers de Na Li.

Parce qu'ennuyés par le plus-que-parfait style de Rafa !
Pour elle un premier Roland Garros avant le fiasco,
Car comme dirait la femme à  l'inspecteur Colombo :
« Quand c'est Chinois, ça va , mais ça ne dure pas.»
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Autre
HARRY (poème par Stéphane)
6 juillet 2011 at 0 h 06 min 0
hasiUn hommage à  un enfant parti beaucoup trop tôt en juillet 2010.

Un jour de décembre, je l'avais vu naître,
Puis, je me suis laissé disparaître,
Emporté par les vents de la vie,
Englouti dans mes propres envies.
Mes jours s'envolaient, insignifiants,
Perdus dans un abîme terrifiant.
Mes jours mouraient, nombreux, inutiles,
Célébrant accomplissements futiles.
Et quand il fallut leur donner un chemin
Mes souvenirs se donnaient la main,
Formant ainsi l'image du parfait guide.
Qui vous maintient au dessus du vide.

Ils m'ont rappelé le premier jour d'école.
Mon visage inondé, les larmes dans le col.
Ma mère s'éloignant difficilement,
Répétant "mon bébé est devenu un grand".
Mes souvenirs me disaient que durant des années
La femme parfaite s'appelait "Daphné"
Et elle n'existait que dans mon imaginaire,
Le refuge sûr d'un adolescent solitaire.
Mais Daphné est morte... un soir de septembre
Quand un éclair d'inconnu traversa mes membres.
Elle était oubliée sur des lèvres embrasés
Par les douces flammes du premier baiser.
Mais les souvenirs parlaient aussi de silences
Ceux de la peur et ceux de la décence.
Les premiers sentiments, incomparables,
Pourtant emprisonnés dans mon coeur friable.
Ils m'ont rappelé que ce qui m'animait le jour
Etait un coeur qui battait pour le premier amour.
Et que j'avais découvert l'ivresse de mon ennui
Par sa présence dans mes rêves, toutes les nuits.

Un jour de juillet, je l'ai vu disparaître
Et j'ai compris qu'il me fallait renaître.
Il n'aura jamais eu tous ces souvenirs
Et n'a jamais pensé à  inventer un avenir.
Ses mois sont semblables à  mes années,
Dix huit mois de vie depuis qu'il est né.
Mais un seul jour a emporté ses larmes
Son sourire, son baragouin et son charme.
Petit Harry a laissé sa mère sur cette terre,
Muette de détresse, éteinte par la colère.
Et quand mon coeur assiste à  ce triste spectacle
Je comprends qu'avoir mon âge est un miracle.

(A Harry
18 mois
parti trop tôt
beaucoup trop tôt

A tous
plus de 240 mois
se plaignant souvent
beaucoup trop souvent)
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Amour, Autre
SI J’ENLEVAIS (poème par Stéphane)
29 juin 2011 at 17 h 07 min 0
hasi

Si j'enlevais à  l'amour sa douleur
Le pauvre en perdrait toutes ses couleurs
Car c'est son incertitude qui séduit
Et fait vous conduire à  midi comme à  minuit.

Si j'enlevais à  l'amour ses illusions
Le passionné en perdrait ses addictions
Drogue que l'on cultive soi-même
Au regard d'une autre qu'on dit qu'on aime.

Si j'enlevais à  l'amour ses tristesses
Il en perdrait l'intensité de ses allégresses
Celles qui sont aussi rares qu'uniques.

Si j'enlevais à  l'amour... l'amour,
Ses contradictions ne donneraient plus de gout aux jours
Où l'harmonie partagée rend la vie fantastique.

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Autre, Société
L’IVOIRIEN NOUVEAU (poème par P.A)
29 juin 2011 at 13 h 37 min 0
hasi

L'ivoirien nouveau,
Connaît la valeur de l'indépendance
Ses pères l'ont acquise dans la souffrance
depuis une decennie comme son ascendance
ses pairs et lui suivront la même tendance
Le laïus du politique lui a fait perdre ses sens.

L'ivoirien nouveau
Repond à  l'appel, le muscle en alerte
prompt au suivisme, l'esprit inerte
Plus en quête de dignité que d'un emploi décent.
Il transpire à  grosse goutte sa sueur et son cerveau
occupé au coin de la rue à  faire le bourreau.

L'ivoirien nouveau,
Repeint les voiries de son pays de son sang
Nouveau réceptacle de larmes et de pleurs
à”te la vie d'autrui et offre la sienne gratis
Sauve sa république à  corps et à  crimes
Quand les canons distillent leur fureur
La mort fait moisson complète dans les rangs.

L'ivoirien nouveau,
Il est bardé de diplômes classés faux
Le verbe acerbe et l'acte incendiaire
Il se fait une place sous le rayon solaire
Il convole en juste noces avec la médiocrité
Devenue norme sans qu'on y voit absurdité
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Actu, Autre
CIV 3 – 3 BRESIL (poème par Eugenio)
29 juin 2011 at 13 h 26 min 0
hasi

On n'est peut-être pas sérieux quand on a dix sept ans
Mais on peut toujours tenter de faire mieux que les grands
Car avec le talent on fait ce qu'on veut sans les gants
Sur une phase de jeux ou un beau coup-franc.

Alors pour moi, c'est aussi eux les éléphants !
Même si leurs noms sonnent faux et laissent indifférents
J'aime mieux regarder jouer ces grands enfants, s'amusant,
Chutant puis rugissant tel de bons apprenants.

Ces Oranges pour qui tout le Mexique crie "Olééé"
Que je découvre au hasard d'un zapping télé
-J'avoue, j'ignorais qu'ils étaient au mondial-

Juste à  temps pour le triplé du buteur maison
Qui d'un somptueux retourné explose un record
Et dans le roc grave Côte d'Ivoire en lettre d'or,

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Actu, Autre
NON COUPABLE (poème par Stéphane)
22 juin 2011 at 0 h 31 min 0
hasi

Pour lui, le bracelet, il est au pied
Pour qu'on sache au moins où il a les pieds
Quand il n'est pas dans une chambre
A montrer à  une femme son beau vieux membre.

Lui... dit qu'il a juste voulu être courtois
Et ne pouvait se refuser à  un si joli minois.
Qui sait, peut-être, le geste serait apprécié du minou
De la femme en chambre du nom de Nafissatou.

Et malgré ces faits et cette indécence apparente
Dominique soutient mordicus qu'elle était consentante.
Bien sûr! On a vraiment du mal à  ne pas le croire

Qui pourrait résister au charme de son pouvoir?
C'est lui, la victime d'une machination effroyable,
Alors le 6 juin à  New York, il a plaidé "Non Coupable"

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Actu, Autre, Société
A LA UNE COMME A LA GUERRE (poème par Eugenio)
22 juin 2011 at 0 h 25 min 0
hasi

C'est le retour des tirs à  jet d'encre
Titres à  boulets rouges d'apprentis sorciers,
Ecrivains sans badges ou plumes de cancres
Qui pressent et polluent avant d'analyser.

C'est le retour de la ligne éditoriale
Eternel sermon haineux à  grand tirage,
Canal prisé pour la vente de théories tribales
Qui jadis nous conseillèrent un bien mauvais virage.

Mais peut-être les larmes ont-elles trop tôt quitté nos yeux ?
Où ne sommes-nous que de mauvais survivants oublieux
Qui avancent à  petit trot dans leur propre sillage ?

Ici, le ciel indolent se dégage pour céder au mirage
Car les mêmes mots créent les mêmes maux
Et accouchent d'un vieil Ivoirien Nouveau.
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Amour, Autre, Déclaration
LA FEMME EN L’AIR (poème par Laskazas)
22 juin 2011 at 0 h 24 min 0
hasi

Lorsqu'on se dira au revoir tout à  l'heure
Ni l'espace, ni le temps ne tairont notre bonheur.
Je garderai à  jamais à  mon chevet ton parfum
Pour te sentir auprès de moi chaque matin.

De notre rencontre, j'ai trouvé la conviction
Qu'elle existe bel et bien cette douce affection,
Venue pourtant de ces violents éclairs,
Et qui en instant, toute notre vie éclairent.

Un regard en dit bien plus que mille mots
Et un sourire est le plus beau des cadeaux.
Merci, de m'avoir donné en une seconde
Tout l'Amour qu'il y a dans ce bas monde.
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Autre
DES CENDRES (poème par Pascal)
8 juin 2011 at 11 h 09 min 0
hasi

Si haut qu'on monte on finit toujours par des cendres.
Demande à  mon cœur ce qu'il en est de cette pensée,
Lui qui à  force de te réclamer dans des râles insensés,
N'a eu pour seule issue que d'être réduit en cendres.

Si haut qu'on monte on finit toujours par descendre,
Et ce petit nuage jadis si beau mais désormais si laid,
Sur lequel s'était réfugié mon cœur tel dans un palais,
Sombre aujourd'hui à  mille lieux plus bas que les sandres.

Si haut qu'on monte on finit toujours par des cendres ;
Et cette beauté insolente qu'aujourd'hui baisent tous ces hommes,
Y répandant leur laiteux nectar jusqu'à  même dans ton rectum,
Finira un jour, comme elle le mérite, dans un vulgaire tas de cendres.

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