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Polman

Amour, Autre
AUTODESTRUCTION (Feuilleton par Stéphane et PA)
21 mars 2012 at 10 h 30 min 0

Il m'était resté inconnu trop longtemps
Puis m'a possédé m'abandonnant impuissant,
Perdu, fébrile et rempli de frayeurs
Comment vivre quand votre coeur bat ailleurs?

Comptant en seconde chaque précieuse heure
Qui meurt avec au ventre ce sentiment de peur
Que continue cette histoire d'amour à  l'arrêt
Après cet instant qui du temps nous a fait le prêt.




Alors on veut troquer "jamais" pour "toujours"
L'amour inconnu devenant celui de chaque jour,
Enfermant l'histoire ancienne dans un cercueil,
Et plongeant l'autre âme dans une vie de deuil.

Des espoirs drapés dans un triste linceul
Se libèrent ainsi dans la prison du passé
Où ils n'en sortiront qu'après avoir trépassé
Dans une aventure désormais partagée par un seul.




Il était ainsi une fin qui offrait un début
Et un au revoir qui semblait être un salut.
Bonjour mon amour, tu es celle que j'ai choisie
Par amour, malgré toute tempête et discrédit.

J'ai décidé de faire de toi le tant attendu élu
Je souhaite construire avec toi cet absolu
Car dans tes yeux cette lueur embrasée je lis
D'écrire avec les précieuses lignes de la vie.

Et c'est la folie qui raisonne cet amour
Lui donne l'énergie de chaque nouveau jour.
Existe-il meilleur synonyme à  "Bonheur"
Que dépenser avec elle toutes mes heures?

A la lueur de la passion, bâtir notre union
D'un accord commun et d'un même diapason
Mettre les notes sur cette partition idyllique
Et chanter à  l'unisson de l'amour la douce musique.

Puis... Puis... la passion devient le passé
Et le présent porte le poids de notre passé.
Nos couples détruits hier, aujourd'hui nous détruisent
Nos différences nous unissant, maintenant nous divisent.

A la fin de l'histoire, l'espérance devient désespoir
Et Quand se lève le jour durant le soir
Le futur arrête alors sa course au présent
"Jamais" prend le pas un peu plus souvent sur "souvent".

Et c'est là  que notre histoire bascule dans l'histoire
Conjugué au passé composé de larmes dans un mouchoir.
Je te hais pour t'aimer autant, bien que je sache
Que ton amour d'avant est celui qui à  moi, t'arrache.

Il m'est devenu parfait inconnu il y a peu de temps
Depuis que j'ai appris à  le détester autant que je l'ai aimé avant
Les pleurs de l'amant malheureux hier, sont aujourd'hui miens
Je suis étranger à  ce voyage, j'ai décidé de descendre du train.

FIN
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Autre, Société
GIGOLO (poème par P.A)
2 novembre 2011 at 14 h 29 min 2

Je mangerai ta chair jusqu'aux os
Et tu n'auras plus que la peau sur les os

Ma seconde chance
Ta jeunesse est fontaine de jouvence
À ma vieillesse qu'elle abreuve à  outrance.

Ni charme ni mots,
J'aligne quelques billets en trop
Et ton corps s'adonne à  moi plus kil n'en faut

Le jour tu préfères de honte te tenir loin
Mais comme hier soir, aujourd'hui tu me reviens
Et encore une fois, tu es de nouveau mien

Aussi longtemps que me permettra mon porte-monnaie
Mon gigolo
Mon gogo
Dans mon lit, oublies ton égo, car tu n'es plus que mon laquais

Ma marionnette de plaisir
Ma richesse te fait languir
Alors je m'amuse à  te voir souffrir
À me faire croire que tu me désires.
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Autre, Cote divoire
ATTENTION, TRAVAUX (poème par R.E.B.E.L)
26 octobre 2011 at 13 h 22 min 0

Qu'il est merdique de poiroter dans ces long bouchons
Quand dix hommes avec des pelles refont le goudron !
Vous vous dites que ce sera mieux demain, c'est bien
Mais moi j'ai rendez-vous et là  franchement ça craint.

Elle va attendre, pas de doute, le campus est en chantier
Pas de chance qu'elle soit occupée avant le mois de Janvier
Hypothétique retour au cours pour bacheliers nouveaux
Et vieux, empiler le tout pour que déborde la goutte d'eau.

Mais au moins là -bas j'ai vu un nouveau bâtiment pousser
Abobo-Adjamé s'est rasée et de chient-dent s'est rhabillée
Pour le bonheur des rats et des loups-garous en treillis,
Alphabet ? Connait pas ! Mais c'est moi dans tes amphis.

Ce taxi est fou, pourquoi pas passer par le troisième pont !
Toujours en projet ? On a déguerpi pourtant en amont ?
Non je suis en plein délire, j'ai la tête engloutie sous les eaux
Comme ces jardins à  l'indenié, encore en plein travaux.

Oh tiens, ici on a déboulonné le bon vieux Saint Jean
On va mettre une fontaine à  la place du saint blanc,
Des blancs on en voit même trop dans leur jeep camouflage
Venu colmater les trous laissés par nos divers cafouillages.

Des chantiers partout, comme un air d'année zéro
Comme si depuis le temps on n'avait rien fait de beau
Foutaise du "tout nouveau" ou ivoirienne révolution
Pourvu que des murs neufs remplacent vite les maçons,
Pourvu que je me sorte des bouchons pour pas passer pour un con,
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Amour, Autre, Déclaration
LA MISE A MORT (poème par Laskazas)
14 septembre 2011 at 10 h 21 min 1
Des Mots, Des Images est fier de vous présenter Polman. Illustrateur, vainqueur du concours du meilleur blog ivoirien avec son bd-blog Carnets de Polman. Il prêtera les images de son crayon à  certains mots de nos plumes. Premier opus: La mise à  mort.

C'est un sourire qui est son coup de grâce.
Elle vous le donne volontiers, malheureux,
Vous qui pensiez être l'être le plus chanceux,
Heureux de recevoir pour rien, pareille grâce.

Ses paroles vous envoûtent comme son charme
Désarmé, vous ne pouvez que succomber,
Désarçonné, vous ne pouvez que tomber,
Et faire son bonheur de toutes vos larmes.

Elle ne vous lâchera qu'une fois certaine,
D'avoir mis votre coeur en fins lambeaux,
Qu'elle donnera à  déguster à  ses cabots.

Mais vous ne saurez lui donner de haine
Car votre passion pour elle est un flambeau
Qui ne s'éteindra jamais, même dans le tombeau.
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