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Pascal

Autre
CE SOIR-LA (poème par Pascal)
20 octobre 2010 at 0 h 17 min 1
Quand un blogueur devient régulier, il prend d'assaut l'adresse mail Des Mots, Des Images. Qu'attendez-vous pour soumettre vos textes à  desmotsdesimages@gmail.com


Ce soir là , mon sang ne fit qu'un tour,
Ce soir là , loin de moi était l'amour,
Car c'est un prédateur qui lui fit la cour
Avec la douceur d'un vautour.

Ce soir là , mon âme n'eut aucun état,
A l'instant précis où je fonçais dans le tas,
Lui arrachant ses frêles vêtements avec fracas,
Quand elle m'implorait de revenir sur mes pas.

Ce soir là , contre son gré je l'ai aimée,
Ce soir là , son intimité m'a enflammé
Malgré ses pleurs et ses cris d'être désespéré,
Malgré son innocence, désormais souillée.

Ce soir là , contre le sol je l'ai abandonnée,
A cet instant précis où je m'en suis retiré,
M'éloignant, sans un regard, de ce visage tuméfié,
Le dard pendant et la bourse évidée.
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Autre, Société
MA DAME D’IVOIRE (poème par Pascal)
13 octobre 2010 at 0 h 20 min 2
Le retour de Pascal, un blogueur assidu, qui donne la parole à  ses mots... qui décrivent une dame d'ivoire. desmotsdesimages@gmail.com pour soumettre vos textes.

Je te regarde, je t'observe, je te vois,
Vieillissante, agonisante et mourante,
Et tu me regardes, tu m'observes, tu me vois,
Sans pour autant combattre cette violente.

Je te vois, je t'observe, je te regarde,
Toute de loque vêtue, toi qui était si élégante,
Et tu me vois, tu m'observes, tu me regardes,
Mais ne sait dire non à  cette fin humiliante.

Je te regarde, je te vois, je t'observe,
Toi qui jadis paraissait, pour tous, si brillante,
Et tu me regardes, tu me vois, tu m'observes,
En justifiant par ton âge cette beauté décadente.

Mais ton mal est bien là , juste dans ta tête,
Si violent que tes artères et lueurs en éclatent,
Et tant que bourreau tu ne te seras faite,
Pour ces mâles heureux tu seras qu'une blatte.

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Autre
VIVRE OU MOURIR (poème par Pascal)
6 octobre 2010 at 4 h 24 min 2
Redécouvrez Pascal, un blogueur, dans un texte plein de questionnement. Vous aussi, partagez avec nous vos textes en les soumettant à  desmotsdesimages@gmail.com

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Me faudrait-il, pour y répondre, être dieu?
Ou suffirait-il de lever la tête vers les cieux
Pour qu'en cet instant ô combien odieux
Je sois contraint de voir demain de mes yeux?

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Lorsque vous, parents des plus incestueux
Avez fait le choix en ces tristes et froids lieux
De m'aimer comme la prunelle de vos yeux
Sans même demander s'il en était de mes voeux.

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Lorsque conscient de ce moment délicieux
Mais n'ayant pour horizon qu'un ciel nuageux
Je sois contraint de mener ce combat fastidieux
Sans en connaître les moindres enjeux.

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Lorsque juste après avoir vu le monde de mes yeux
Il est fait ce pronostic ô combien dangereux
M'obligeant si tôt à  choisir entre enfer et cieux
M'obligeant si tôt à  choisir entre auréole et queue.

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Ma foi, ce choix me fait l'effet d'un feu
Et au risque de paraître des plus irreverencieux
Nul ne saurait le prendre, pas même un dieu,
Alors vivre ou mourir, à  quoi rime ce jeu?

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Amour, Autre, Déclaration
DITES-LUI (par Pascal)
15 septembre 2010 at 0 h 31 min 1
Parce que nous pensons que la poésie peut être inattendue, Des Mots, Des Images est heureux de vous présenter Pascal. Partagez, vous aussi, vos mots avec nous en soumettant votre texte à : desmotsdesimages@gmail.com

Dites le lui, mon dieu dites-lui qu'elle est belle;
Dites-lui combien de fois naissent des étincelles,
Dans le cœur de tous ces hommes si infidèles,
Dès lors qu'elle leur adresse son regard de pucelle.

Mais sait-elle seulement, mon dieu le sait-elle,
Que de mon cœur s'en sont allées toutes glumelles,
De cet amour qui, jadis, m'emplissait la cervelle,
Et faisait de moi son admirateur le plus fidèle.

Dîtes le lui, mon dieu dîtes lui que telle une hirondelle,
De mon cœur, s'en est allée cette passion démentielle;
Que jadis je la chérissais bien plus que mes prunelles,
Mais que repose désormais cet amour à  la poubelle.

Peut-être est-ce dû à  la manière non conventionnelle,
Dont mon cœur a été sournoisement ouvert à  elle,
Ou encore à  cette pulsion bien plus qu'irrationnelle,
Qui me poussa, tête la première, vers sa sœur jumelle.

Toujours est-il que désormais, telle une aride parcelle,
Mon cœur, à  ses charmes, referma les vervelles.
Mais le sait-elle seulement, mon dieu le sait elle,
Elle qui croit encore que son regard m'ensorcelle.
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