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Autre

LE SUPPLICIE (par L.)

25 août 2010 0

Vous revoilà , noble bourreau.
Je m’ennuyais à  peine de vos sanglots
Vos chaudes mains malicieuses
Qui se hasardent sur ma peau,
Ravivent, de ma belle, le souvenir.

Vous êtes bien curieuse,
Je crains que vous n’en soyez malheureuse
Car d’Elle, je ne vous dirai rien, c’est sûr.
Ma belle est une cerise mystérieuse
Ce n’est que pour Elle que j’ose écrire.

Elle est mon bouclier, mon armure
Mon remède contre la luxure
L’espoir sans lequel je me perds
Et la plus gracieuse des allures.
Mais ceci est trop plat pour la décrire !

Alors je n’en dirai rien, pas même en vers.
Rallez, insistez, suppliez ou menacez, très chère
Vous n’en saurez pas plus ce soir
Que sur le chronique ulcère
Qui vous ronge à  mourir.

Ni le début, ni les termes de notre histoire.
Je vous laisse dans le noir,
Et comme votre voix ne m’émeut guère
Le mieux serait de vous assoir,
De soupirer lentement et tout relire.

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