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Autre

KRONOS (poème par Nomel)

14 novembre 2012 0

Ma douleur porte ton nom.
Mon espérance porte ton nom.
Mon bonheur porte ton nom.
Le coeur se vide.
Le corps s’étiole.
La mémoire, comme fracassée par des nuits de beuverie sans fin,
Dilue les spasmes d’une histoire surestimée.

La colère ne change rien.
Les larmes n’effacent rien.
Le pardon n’apporte rien,
Rien si ce n’est un ersatz de sérénité,
Qui vous procure l’illusion d’une humanité préservée.

Des questions laissées sans réponse naît la colère.
De la colère récalcitrante naît la douleur.
De la douleur lancinante naît le silence.
Du silence réparateur naît l’indifférence;
Et un jour, alors tout semble enfin avoir repris sa place,
Surgit l’espérance. Simple. Haletante. Évidente.

L’espérance, la vraie,
Celle que prend racine dans votre coeur,
Celle qui s’ancre dans votre poing
Celle qui libère votre parole,
Celle qui renoue avec hier,
Celle qui ouvre le chemin de demain,
Celle qui exalte votre âme.

La douleur portait ton nom.
L’espérance porte son nom.
Le salut s’étale en quatre lettres d’or.
La douleur…? Je ne m’en souviens plus…
L’espérance…? …elle loge ici…
Le salut…? … quatre lettres d’or.

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