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Autre
EN GRANDISSANT (poème de P.A)
4 mars 2015 at 5 h 15 min 0
Puis en grandissant on apprend à faire semblant
Semblant  d'être heureux ou amoureux
La solitude voulant, "bon an, mal an"
On apprend a faire mal aux autres
A être si orgueilleux qu'on se vautre
A dire je t'aime sans même le penser
A faire l'amour avant de savoir aimer...

Puis avec le temps on devient adulte,
On découvre que la vie est une lutte
On oublie petit à petit de rester soi
Occupé à devenir quelqu'un d'autre
Que le désespoir a fini par faire apôtre
Et on noie les histoires non vécues
Dans les remords de celles qui ont déçu...
      
Puis avec le temps, on devient vieux avant l'âge
Et le poids des ans ne rend ni heureux, ni plus sage
On perd un peu de vie et de nos envies
Alors le temps qui passe nous effrite
On renaît au monde comme à un spectacle.
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Autre
PERSONN-AG-ITÉ (poème par Stéphane)
14 janvier 2015 at 4 h 44 min 0
Ce monde, cet immonde,
Un jour, vous lancera une fronde.
Pour de bonnes raisons, vous aimera
Pour les mêmes raisons, vous haïra.

Ces hommes, ces femmes,
Vous aimeront à vous user l'âme,
A prendre sans jamais penser à donner
A attendre de vous puis vous abandonner.

Ces amis, ces autres,
Finalement, sont comme tous les autres.
Prendront pour dû, votre tout
Vous trahiront pour un rien, rien du tout.

A la fin, il n'y a que vous et votre page
A écrire ou à regretter,
Alors, êtes-vous, ici bas, un personnage
Ou êtes-vous de ceux qui ont de la personnalité?


Personne agitée: entre personnage et personnalité
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Autre
UN GRAND RIEN (poème par Eugenio)
10 décembre 2014 at 6 h 15 min 0
Et si chaque souffle était à rendre
S'il fallait en justifier le prochain
Quitte à s'étouffer à l'air libre,
Prendrais-je plus de place pour moi ?

Ce petit rien plus grand que tout,
De ceux qui vont et qui viennent
Qui passent, trépassent
Taches futiles
Traces furtives dans le vent
Le temps d'une histoire d'homme.

Ce petit rien semblable à tous
De ceux qui s'imaginent à couvert
Qui parlent fort d'avenir
Tapent des mains
Trament en se projetant au loin,
Leader auto-motivé riant du temps.

Et si demain n'était que leurre,
Si dans une heure l'on meurt
Que feraient les vers de mes vers
Pour qui brillerait tout votre or ?
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Autre
LA NOMMÉE ZOÉ (poème par NoOne)
26 novembre 2014 at 5 h 50 min 0
C'est une délicate Amoureuse
Parfois gamine, tantôt câline
Qui vous étreint avec un érotisme
Dont Elle seule détient le secret

Sans retenue, Elle s'invite chez vous
Avilissant corps et cœur fragilisés
Électrisant vos glandes lacrymales
Par de tendres baisers orgasmiques

Commence dès lors une intense idylle
Jusqu'au bout des nuits solitaires
Où s'empoignent souvenirs et amertumes
Au rythme dépressif d'un amer tango

Elle est la plus fougueuse des maîtresses
Pour ceux, perdus, qui plus n'en peuvent
Et quand bien même on la nomme "mélancolie"
Pour moi, elle est vivante amante : ma Zoé.
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Autre
LES VOYAGES EN AVION (poème par Stéphane)
26 novembre 2014 at 5 h 42 min 0
Les aéroports sont des gares
Où le train-train finit par s'envoler,
Des lieux où l'on laisse la chance au hasard
De mettre dans la rame des êtres auréolés.

La tête puis les pieds dans les nuages,
D'air ou de terre, quel beau voyage!
Celui qui fait d'heures de longues secondes,
Qui met des âmes dans le même monde.

"Newness! Newness!" On aimerait répéter.
Quand on fait route avec des anges, on vole
L'air si léger, le tout sans gravité,
A compter le temps en bonnes paroles.

Il est des voyages d'une étrange unicité,
Qui après, deviennent si faciles à raconter
Car il vous font rencontrer cette passagère
Qui, vous savez, ne sera plus jamais une étrangère.
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Autre
A NOS ARTS MANQUÉS (poème par Maxime Petoh)
26 novembre 2014 at 4 h 16 min 0
Note de l'auteur: Toutes choses étant égales par ailleurs, il y a autant de génie chez l’Artiste que chez son admirateur ; lui qui comprend et interprète avec brio en l’absence de l’artiste son œuvre. La justesse de ses interprétations n’a d’égale que l’imagination créatrice de l’Artiste.

Ouvrir un livre, le fermer,
Continuer dans sa tête la lecture.
Admirer une toile, s’en détourner,
Avoir dans un coin de ses yeux, tout le tableau.
Ouvrir à nouveau ce livre et entendre s’arrêter le monde.
Revenir vers le tableau et reconnaître la scène mis en tableau.
Arrêter la lecture : voir le monde ; le lire à travers ces lignes
Beauté du monde ! Immonde description, pessimiste réalité au travers de ce pinceau :
Des vers à moitié vide, de sens à moitié plein.
Lire le monde, interpréter l’auteur : le questionner.

« Que puis-je savoir ? »
Vanité des vanités, tout est vanité. Le monde est beau, d’une beauté éphémère.
Les paroles s’en vont, au gré du temps s’envolent ; faute de s’être faite chaire, se font oublier.
Les écrits restent, emprisonnés de leur peau de calligraphie, en manque de voix ne peuvent crier au premier venu leur sagesse.
Mais leur sagesse, comme toute beauté, périra de lassitude pour n’avoir été reconnue.
Chaque moment en captivité dans un tableau est une ambition de libé-ration de la conscience humaine.

« Que dois-je faire ? »
Ouvrir les yeux, la beauté est dans l’interprétation.
Point d’art beau si l’esprit ne le distingue !
Ouvrir ses sens, captiver la merveille, la dompter.
Point d’art hermétique pour un cœur sensible, pour une conscience fertile

« Que m’est-il permis d’espérer ? »
Rien. Peut-être l’amour des mots sinon rien.
Absolument rien. Sinon chercher premièrement la sagesse des mots, de l’art, la révélation te sera alors donnée par-dessus tout !
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Autre
LE POETE (poème par NoOne)
1 octobre 2014 at 6 h 14 min 0
Qu'est ce que c'est con, un poète
A préférer la beauté d'une dame fluette
A une bonne et fraîche bouteille de Moët
Qu'est ce que ça peut-être con un poète!

Prêtez-lui deux mots, rien qu'une paire
Même avec des significations contraires
Le pauvre y reconnaîtrait un commun air
Parfum d'oxymore; ma foi, quelle affaire!

Tantôt courant après des figures de style
Ou cherchant le rêve au fond d'une Dunhill
Parfois inactif devant sa raison qui s'épile
De toutes logiques, rien que pour une fille

Pourtant ce poète que je hais de tout cœur
Est bien aussi celui vers qui je crie à l'heure
Où mon âme aspire au romantique bonheur
Prête à goûter à l'amour et à ses saveurs.

Et alors je me dis : si seulement j'étais poète!
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Autre
IL A DIT (poème par P.A)
17 septembre 2014 at 14 h 12 min 1
Il a dit: "Ne retiens pas la rivière dans tes yeux,
Je t'offre une épaule et même s'il en faut, deux,
Pleures...pleures tes peines et meurs à tes douleurs,
Dis a ton cœur plus aucun homme ne sera son saigneur."

Il a dit: "sois forte c'est bientôt la fin, vis, rêve! l'univers
Conspire toujours en faveur de ceux qui espèrent"
Et dans ses bras ma rivière a coulé dans un flot irrégulier
Dans des râles, elle a conté son spleen sans discontinuer.

De ses échecs qui l'avaient rendue fébrile et coupable,
De ses premiers pas sur le chemin de l'inavouable
Ses yeux de tendresse se sont emplis, il a souri

Tu découvres le charme de la vie, m'a-t-il dit
Alors chaque fois que la rivière débordera de son lit
Tu sauras que c'est parce qu'un jour l'amour y a gît.
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Autre
QUI ES-TU? (poème par NoOne)
17 septembre 2014 at 6 h 07 min 1
De nulle part, tu as soudain surgi
Armé de tes mélancoliques rimes
Enveloppé de ta légère mystique
Et ne souhaitant rien d'autre que
Rester dans l'ombre de tes mots
Dis-moi donc étranger, qui es-tu?

Ta prose résonne en mon âme
Tes silences, eux me désarment
Ton ignorance étreint mes larmes
Ma curiosité, plus encore s'embrase
Mais tu persistes à filer vers le large
Pourquoi donc ce muet vacarme?

Ce silence dans lequel tu te terres
L'authenticité dont tu te désaltères
Cette solitude où toi seul t'enterres
Auront un jour raison de ton mystère
Car l'opacité de ton anonymat déterre
et dévoile à souhait ton âme solitaire.
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Autre
LA MUSIQUE ET LE MOMENT (poème par Stéphane)
11 juin 2014 at 5 h 23 min 0
Violent, comment le coeur peut se serrer
Brusquement, au point de vouloir s'enterrer
Dans les sables mouvants de votre poitrine
Ou se noyer dans une baie intestinale sous-marine.

Pourtant, c'est un air écouté un millier de fois
Il est beau. Parfois, on y enchantait notre voix,
Fredonnant des paroles qu'on connaissait à peine
Aujourd'hui, ce sont ces demi-mots qui font de la peine.

La musique vous élève comme elle vous brise
Déclenche l'orage comme elle fait souffler la brise
Les mêmes paroles, le même chant, la même mélodie
Transportent un jour dans un enfer, l'autre dans un paradis.

Et tout est une question d'instant, de moment,
Quand la vie rend plus intense tout ce qu'on l'on ressent
Ce moment où cette chanson n'est plus juste une chanson
Et qu'elle vous offre trois minutes* d'une vive émotion.

(*) Trois minutes de la chanson "Try Sleeping with a broken heart" de Alicia Keys, entendue en concert.

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