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Autre
L’AMANT AIMANT (par Pascal)
19 janvier 2011 at 7 h 38 min 0
Le manège des ménages fond comme neige au soleil
Lorsqu'enfin les méninges ouvrent sans gêne leur oreilles
Le manège des ménages fond comme neige au soleil
Lorsque l'amant plus l'aimant sait faire de son corps des merveilles.
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Autre
LA FORCE DE (par Stéphane)
19 janvier 2011 at 7 h 38 min 0
Je n'ai même plus la force des rêves.
Le sommeil est si fugace dans mes nuits
Sa clémence, pour moi, bien brève
Apaise à  peine la peine qui le jour, me nuit.
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Autre
MAL (par Stéphane)
19 janvier 2011 at 7 h 37 min 0
Mal au coeur, mal à  moi
Même ma poésie en a mal aux mots.
Mal à  l'âme, manque d'émoi
Esprit rendu muet par bien des maux.
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Autre
SOUVENIRS DE BANGKOK (par Laskazas)
19 janvier 2011 at 7 h 16 min 0
En ce pays exotique, j'ai cueilli de fines fleurs
Qui m'ont appris toute la pâleur de tes couleurs.
Admiration du neuf, ou lassitude de l'ancien,
Je vois le mal dans tout ce que tu offrais de bien!
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Autre
D’ANNÉES EN ANNÉES (poème par Eugénio)
12 janvier 2011 at 8 h 49 min 0

Les années sont comme de vieilles mégères édentées,
Elles tournent en rond depuis toujours sans se fatiguer.
Promettre dans la rue ou sous les cloches de l'église
Importe peu pour ces dames  qui n'en font qu'à  leur guise.

À celle d'avant, les deux genoux à  terre, un peu éméché
Il jurait d'arrêter la fumée, le vin rouge et les putes !
Voici qui serait plus aisé que de garder sa fiancée
Jamais il n'avait tenu une mèche, plus d'une minute.

Alors il a changé de cap, nez creux, tète vide il devient pieu
Les mécréants, dit-on, on toujours moins de sous dans  poches.
Lent, certes, mais le meilleur plan n'est il pas celui de Dieu ?
Il croise donc les doigts, bientôt du ciel la lune se décroche !

Et puis il y a ces vœux d'amour, de santé, de bonheur, de paix
Lui seul y croit vraiment, naïf, car au fond tout le monde sait
Que les années sont comme de belles pimbêches éhontées,
Elles sourient à  tous, mais le baiser il faudra l'arracher ou repasser.
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Autre
LE FILS DE CE PÉRE (poème par Stéphane)
5 janvier 2011 at 7 h 46 min 0

Je ne suis pas beau, j'en ai juste l'air.
Le visage emprunté à  mon père,
Mes traits sont un ersatz de son air célèbre
Que toute la gent féminine célèbre.

Né dans l'ombre, je mourrai dans son ombre
Fils illégitime, né d'une mère à  la peau sombre
Politiquement incorrect, d'une frasque le fruit,
Condamné à  ne faire de ma filiation aucun bruit.

Toutes plongent leurs yeux dans mon visage,
Et me questionnent sur mon seul héritage:
"Plus je vous regarde, plus je semble voir
Cet air d'un Brad Pitt à  la peau noire"

Et à  chaque fois, je formule la même réponse
Condamnée pourtant à  rester dans le silence:
"Oui, je suis le fils illégitime d'une célébrité
Conçu passionnément un soir d'ébriété.
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Autre
A MADEMOISELLE LOUISE (poème par Victor Hugo)
31 décembre 2010 at 13 h 15 min 0

L'année en s'enfuyant par l'année est suivie.
Encore une qui meurt ! encore un pas du temps ;
Encore une limite atteinte dans la vie !
Encore un sombre hiver jeté sur nos printemps !

Le temps ! les ans ! les jours ! mots que la foule ignore !
Mots profonds qu'elle croit à  d'autres mots pareils !
Quand l'heure tout à  coup lève sa voix sonore,
Combien peu de mortels écoutent ses conseils !

L'homme les use, hélas ! ces fugitives heures,
En folle passion, en folle volupté,
Et croit que Dieu n'a pas fait de choses meilleures
Que les chants, les banquets, le rire et la beauté !

Son temps dans les plaisirs s'en va sans qu'il y pense.
Imprudent ! est-il sûr de demain ? d'aujourd'hui ?
En dépensant ses jours sait-il ce qu'il dépense ?
Le nombre en est compté par un autre que lui.

A peine lui vient-il une grave pensée
Quand, au sein du festin qui satisfait ses voeux,
Ivre, il voit tout à  coup de sa tête affaissée
Tomber en même temps les fleurs et les cheveux ;

Quand ses projets hâtifs l'un sur l'autre s'écroulent ;
Quand ses illusions meurent à  son côté ;
Quand il sent le niveau de ses jours qui s'écoulent
Baisser rapidement comme un torrent d'été.

Alors en chancelant il s'écrie, il réclame,
Il dit : Ai-je donc bu toute cette liqueur ?
Plus de vin pour ma soif ! plus d'amour pour mon âme !
Qui donc vide à  la fois et ma coupe et mon coeur ?

Mais rien ne lui répond. - Et triste, et le front blême,
De ses débiles mains, de son souffle glacé,
Vainement il remue, en s'y cherchant lui-même,
Ce tas de cendre éteint qu'on nomme le passé !
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Autre
LA FORCE ET LA DOUCEUR (poème par Pascal)
17 novembre 2010 at 0 h 02 min 0

Il n'y a rien de plus doux que la force,
Et celle des sentiments m'emplissant le torse,
Me procurait un plaisir ô combien atroce
Que je ne saurai ici décrire même en morse.

Mais il n'y a rien de plus fort que la douceur,
Et c'est tendrement que je t'ouvre mon cœur,
Pour t'envoyer paitre plein de rancœur,
Toi et tes attitudes de bonne sœur.

Vile allumeuse, calculeuse et manipulatrice,
Tu n'as eu de cesse de jouer à  l'actrice,
M'attribuant même dans ta triste et sombre matrice,
Le rôle du vampire assoiffé de sang d'actrice.

Me connaitre par toi-même se révèle être bien inutile,
Car ton jeu est en ce jour découvert de tout fil,
Et ta personne me parait désormais bien futile,
Autant que ces idiotes querelles qui défilent.

Tu es belle et pourrais être femme,
Mais dans mon estime tu n'es plus qu'infâme,
Car seule une infâme peut adresser un tel blâme,
Et siéger elle-même en plein cœur d'un drame.

Ferais-tu l'indicible complexe de ta virginité,
Ou me pensais-tu à  ce point de bêtise doté,
Incapable de mettre à  jour cette identité,
Que tu t'amuses à  déguiser journées après nuitées ?

Continues désormais de passer ton chemin,
Comme tu l'as fait avec tous ces « sorciers »,
Sur lesquels tu as laissé de ton angélique main,
La frêle empreinte d'une mante au cœur scié.
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Autre
A PROPOS DES POÉTES (poème par L.)
20 octobre 2010 at 0 h 17 min 0
Des Mots, Des Images
On dit qu'être poète c'est aimer les mots.
Comme les pennes d'un exotique oiseau,
S'imprégner des senteurs, imprimer son éclat
Sur une page du ruisseau, couvrir laideur et scélérat.

C'est avoir la plume grosse de louanges,
Faire chanter les lettres, les fleurs, les anges
Pâlir les feux de la luciole aux jours éphémères,
Quand on parle d'amour et autres chimères.

Car le poète est une pièce à  deux revers,
Ses vers, sans succès, espèrent de l'âme cacher la misère :
Baudelaire se perd dans le mépris, l'aigreur, le dégoût,
Rimbaud pervers quand Prévert s'avère être un voyou.
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Autre
ÉPITAPHE ARROSÉ (poème par Guy)
20 octobre 2010 at 0 h 16 min 0
Commentaire de l'auteur : "A chaque coude qui est levé, c'est un rêve qui risque de s'achever" 

Ci-gît l'espoir d'une existence fertile,
La mollesse d'un corps mortifié par l'inertie,
Emprisonnant l'énergie d'une âme infantile;
Qui subit l'amertume d'un prisonnier esprit;

Condamné à  s'accrocher à  cette ultime conviction,
Qui de cette vie, semble rester l'unique raison,
Que tout compte fait , le meilleur reste la vie,
Même si celle-ci ne connait que le fond d'un lit.

Et dire que je ne te vois que maintenant;
Là  où l'horreur à  dissipé l'écume de ma vue,
Alors que je surfais sur les vagues des pétillants
Le pire, c'est que je ne m'en souviens même plus.

Il n'y a dans ma tête que le cri du solfège,
Et l'incessant ballet de cet ethylique manège,
Par lequel j'ai cherché des ailes au fond de la bouteille
Mais j'y ai trouvé de tes membres l'éternel sommeil.

Ce jour n'avait rien de différent pourtant;
C'était toujours socialement, selon la formule consacrée;
Mais la limite, nul ne la connait vraiment,
Ton corps tuméfié m'a juste dit que je l'avais dépassée.

Ainsi va la loi de ce bas monde;
Celle qui veut qu'autrui paye pour nos déboires;
C'était bien moi, l'éthanol plein le réservoir,
Et là  c'est toi, l'existence plongée dans le désespoir.
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