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L’AUTRUCHE (poème par Eugenio)

18 septembre 2013 0

Ce que le père ne conclut, le fils l’accomplît plus tard
Saddam en mourut, du trou sorti puis pendu
Aussi raide que la langue narquoise à  Bachar
Dont on dit maintenant qu’au gaz, il liquide à  vue.

Il joue une partition rayée du célébrissime chant des cygnes
En annonçant la damnation de l’ennemi aux portes de son fief.
Le Guide peut temoigner qu’un tel discours appelle la guigne
Et que la tête d’un chef tombe pour que naisse un chef.

Quand les maîtres l’ordonnent et que la guerre commence.
Bis repetita ! Crient en faux latin pantins et détracteurs
Que neni ! Les siennes sont chimiques, marquons la nuance
Et que masse s’abreuve de preuves sur vidéos amateurs.

Comme on acquiesce le verdict du tribunal populaire
Qui fait des rebelles héros poseurs de bombes bénignes
Contre un régime de tyran tirant sur un peuple en colère,
Coupable pour chaque perte de chaque côté de la ligne.

Allez, fermons les yeux pour ne laisser que nos cœurs ouverts
Savoir qu’il s’y passe ce qui ne s’y passe pas n’est pas savoir.
Les morts de Syrie finiront au paradis sinon en enfer
Et bêtise des grands hommes ira dans nos livres d’histoires.

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