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Autre
PRISE EN PASSANT (poème par Eugenio)
11 mai 2011 at 11 h 05 min 0

La fougue du blanc Roi blasé de paix
Le tir des jupons dentelles de sa fine Dame
Qui n’a que trop subi les assauts de sa lame ;
Il part à l’aventure armé de son valet.

On envoie des Pions dans chaque village
En guise de leurre pour leurs sentinelles
Car c’est aux Cavaliers de trouver les pucelles,
Leurs grands sabots ratissent bien plus large.

Et comme les Tours veillent au grain
Il faut peu de temps pour remplir les écrins ;
Le Fou fait le pitre et démasque un félon

Quand le maître fait le tri dans son butin :
Il prendra une princesse devenue catin,
Puis s’en ira sans se souvenir de son prénom.
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Autre
A LA CONFESSION (poème par Stéphane)
4 mai 2011 at 11 h 00 min 2

A la hauteur du sacrifice, un grand bâtiment,
Imposant, qui trône au milieu d'un vaste champ.
Le rappel de l'histoire, le symbole d'un choix
Le lieu de rencontrer celui qui est mort sur la croix.

Assis sur un banc, béni, avec tous ces hommes
Coupables, par Adam, d'avoir mangé une pomme
Dont ils ne sauraient en décrire le goût
Et pourtant, un morceau leur est resté dans le cou.

Dans le recueillement, les yeux rivés sur terre,
Personne n'ose affronter le poids de sa propre chair.
A l'église, l'odeur du péché rôde et persiste
Confirme le proverbe, je pèche donc j'existe.

Dans l'attente de mon tour prochain, les remords
M'oppressent au point de préférer la mort.
Le moment est arrivé d'exprimer les regrets.
Devant le prêtre, à genoux, j'expose les faits:

"Pardonnez-moi mon père car j'ai péché
Hier encore, la nuit était agitée et voluptueuse
Je m'en suis réjoui sur sa peau douce et délicieuse,
Et ai explosé sans même l'avoir touchée."

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Autre
LE FIL ET LA VIE (poème par Teecya)
23 février 2011 at 7 h 51 min 1

Elle nait sur des cris
Elle part sur des cris

Joyeuse des fois
Douloureuse parfois

Précieuse à ses debuts
Hideuse quand vient sa fin

Elle nous appartient
Elle t'appartient

Qu'elle soit glorieuse
Qu'elle soit mediocre

Elle ne tient qu'a un fil
Elle est un fil.
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Autre
L’AMANT AIMANT (par Pascal)
19 janvier 2011 at 7 h 38 min 0
Le manège des ménages fond comme neige au soleil
Lorsqu’enfin les méninges ouvrent sans gêne leur oreilles
Le manège des ménages fond comme neige au soleil
Lorsque l’amant plus l’aimant sait faire de son corps des merveilles.
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Autre
LA FORCE DE (par Stéphane)
19 janvier 2011 at 7 h 38 min 2
Je n'ai même plus la force des rêves.
Le sommeil est si fugace dans mes nuits
Sa clémence, pour moi, bien brève
Apaise à peine la peine qui le jour, me nuit.
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Autre
MAL (par Stéphane)
19 janvier 2011 at 7 h 37 min 0
Mal au coeur, mal à moi
Même ma poésie en a mal aux mots.
Mal à l'âme, manque d'émoi
Esprit rendu muet par bien des maux.
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Autre
SOUVENIRS DE BANGKOK (par Laskazas)
19 janvier 2011 at 7 h 16 min 2
En ce pays exotique, j'ai cueilli de fines fleurs
Qui m'ont appris toute la pâleur de tes couleurs.
Admiration du neuf, ou lassitude de l'ancien,
Je vois le mal dans tout ce que tu offrais de bien!
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Autre
D’ANNÉES EN ANNÉES (poème par Eugénio)
12 janvier 2011 at 8 h 49 min 0

Les années sont comme de vieilles mégères édentées,
Elles tournent en rond depuis toujours sans se fatiguer.
Promettre dans la rue ou sous les cloches de l’église
Importe peu pour ces dames  qui n’en font qu’à leur guise.

À celle d’avant, les deux genoux à terre, un peu éméché
Il jurait d’arrêter la fumée, le vin rouge et les putes !
Voici qui serait plus aisé que de garder sa fiancée
Jamais il n’avait tenu une mèche, plus d’une minute.

Alors il a changé de cap, nez creux, tète vide il devient pieu
Les mécréants, dit-on, on toujours moins de sous dans  poches.
Lent, certes, mais le meilleur plan n’est il pas celui de Dieu ?
Il croise donc les doigts, bientôt du ciel la lune se décroche !

Et puis il y a ces vœux d’amour, de santé, de bonheur, de paix
Lui seul y croit vraiment, naïf, car au fond tout le monde sait
Que les années sont comme de belles pimbêches éhontées,
Elles sourient à tous, mais le baiser il faudra l’arracher ou repasser.
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Autre
LE FILS DE CE PÈRE (poème par Stéphane)
5 janvier 2011 at 7 h 46 min 0

Je ne suis pas beau, j'en ai juste l'air.
Le visage emprunté à mon père,
Mes traits sont un ersatz de son air célèbre
Que toute la gent féminine célèbre.

Né dans l'ombre, je mourrai dans son ombre
Fils illégitime, né d'une mère à la peau sombre
Politiquement incorrect, d'une frasque le fruit,
Condamné à ne faire de ma filiation aucun bruit.

Toutes plongent leurs yeux dans mon visage,
Et me questionnent sur mon seul héritage:
"Plus je vous regarde, plus je semble voir
Cet air d'un Brad Pitt à la peau noire"

Et à chaque fois, je formule la même réponse
Condamnée pourtant à rester dans le silence:
"Oui, je suis le fils illégitime d'une célébrité
Conçu passionnément un soir d'ébriété.
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Autre
A MADEMOISELLE LOUISE (poème par Victor Hugo)
31 décembre 2010 at 13 h 15 min 0

L'année en s'enfuyant par l'année est suivie.
Encore une qui meurt ! encore un pas du temps ;
Encore une limite atteinte dans la vie !
Encore un sombre hiver jeté sur nos printemps !

Le temps ! les ans ! les jours ! mots que la foule ignore !
Mots profonds qu'elle croit à d'autres mots pareils !
Quand l'heure tout à coup lève sa voix sonore,
Combien peu de mortels écoutent ses conseils !

L'homme les use, hélas ! ces fugitives heures,
En folle passion, en folle volupté,
Et croit que Dieu n'a pas fait de choses meilleures
Que les chants, les banquets, le rire et la beauté !

Son temps dans les plaisirs s'en va sans qu'il y pense.
Imprudent ! est-il sûr de demain ? d'aujourd'hui ?
En dépensant ses jours sait-il ce qu'il dépense ?
Le nombre en est compté par un autre que lui.

A peine lui vient-il une grave pensée
Quand, au sein du festin qui satisfait ses voeux,
Ivre, il voit tout à coup de sa tête affaissée
Tomber en même temps les fleurs et les cheveux ;

Quand ses projets hâtifs l'un sur l'autre s'écroulent ;
Quand ses illusions meurent à son côté ;
Quand il sent le niveau de ses jours qui s'écoulent
Baisser rapidement comme un torrent d'été.

Alors en chancelant il s'écrie, il réclame,
Il dit : Ai-je donc bu toute cette liqueur ?
Plus de vin pour ma soif ! plus d'amour pour mon âme !
Qui donc vide à la fois et ma coupe et mon coeur ?

Mais rien ne lui répond. - Et triste, et le front blême,
De ses débiles mains, de son souffle glacé,
Vainement il remue, en s'y cherchant lui-même,
Ce tas de cendre éteint qu'on nomme le passé !
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Ne sois pas méchant. Partage :)