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Cote divoire

Autre, Cote divoire, Société
ONZE (poème par Stéphane)
11 avril 2012 at 10 h 18 min 0

C'est le jour de la chute d'un règne
Celui, disent-ils, du déclin d'une teigne.
Cet autre dictateur, comme ils le dépeignent
Mais c'est aussi le jour de la montée d'un autre règne.

C'est le jour où l'on célèbre la démocratie
Celle qui s'était perdue aux années deux mille
Et non après comme leur enseigne l'oubli

C'est le jour où naissent de nouveaux espoirs
Dans l'ivresse euphorique d'une certaine victoire
Sur fond de promesse d'une grande Côte d'Ivoire
Et c'est le jour où VIVRE EN PAIX est notre seul espoir.
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Autre, Cote divoire, Société
MON CHOIX (poème par Guy)
11 avril 2012 at 8 h 30 min 0

On m’a dit que le pouvoir se trouvait dans l’isoloir ;
Et que d’une croix, je marquerai l’histoire ;
Mais les bulletins servirent de munitions pour me tuer,
Car, m’a-t-on dit, mon choix devait être respecté.

On m’a dit que mon choix avait échoué à me protéger,
Et que le ciel se gagnait à coups de sang et d’artillerie;
Mais mes greniers et mes réservoirs se sont vidés,
Car, m’a-t-on dit, mon choix devait être respecté…

On m’a dit que le Guide avait perdu la boussole,
Et que le moment était venu de prendre le contrôle ;
C’est finalement l’unité nationale qui s’étiole
Car, m’a-t-on dit, mon choix devait être respecté…

On m’a dit que ma sueur servait aux amplettes,
Des botillons de luxe à de la musique sur Internet ;
Mais c’est un échange de roquettes qui me sifflent sur la tête;
Car, m’a-t-on dit, mon choix doit être respecté…

Mais à courir le premier crever dans les rues,
Et partager mes points de vue à de parfaits inconnus,
C’est bien respecter mon choix, comme ils ont dit ;
Car, me suis-je dit, je ferai celui qui n’a rien compris…
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Actu, Autre, Cote divoire, Société
BACHELIER VS BACRÔMAN (poème par Hampath)
8 novembre 2011 at 18 h 23 min 0
Tu as mis ta gamme sur nous dè, mon Vieux mogô
Parce qu'on a fait FESCI un peu là, tu veux nous gbôlô
Il faut sciencer en pro kôrô, nous on veut schooler
Vacances est doux mais c'est pas dans au thé on va rester.

C'est vrai que la cité avait besoin d'un coup de balai
Mais depuis là aussi c'est herbe seulement que tu déblaies,
J'ai grouillé pour avoir BAC pour lutter baca du grando
Quand c'est fini, tout le monde fonce au jeu-vidéo!

Ce qui est sûr c'est que tu frappes sans trop dindin :
Assez d'uniformes dans la ville on dirait au félicia
Chacun ouvrait sa boutique selon ses petits moyens,
Quand c'est moi qui paye le prof, qui a coeur de me gbra?

Les chocos pensaient échapper, mais là encore c'est blô !
Celui qui est fâché il n'a qu'à aller à Yamoussoukro,
On dit il n'y a pas école vous pensez que c'est un son
Genre c'est moi seul je vais rester petit vagabond.

Et puis il faut damer même, l'année là est déjà terminée
Ceux qui ont échous sont sereins, aucun n'a pleuré
Ils sont sûr de me rattraper comme souris avec bagage:
Je cours en vain sur le toit d'une cabane à cinq étages...
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Autre, Cote divoire
ATTENTION, TRAVAUX (poème par R.E.B.E.L)
26 octobre 2011 at 13 h 22 min 0

Qu’il est merdique de poiroter dans ces long bouchons
Quand dix hommes avec des pelles refont le goudron !
Vous vous dites que ce sera mieux demain, c’est bien
Mais moi j’ai rendez-vous et là franchement ça craint.

Elle va attendre, pas de doute, le campus est en chantier
Pas de chance qu’elle soit occupée avant le mois de Janvier
Hypothétique retour au cours pour bacheliers nouveaux
Et vieux, empiler le tout pour que déborde la goutte d’eau.

Mais au moins là-bas j’ai vu un nouveau bâtiment pousser
Abobo-Adjamé s’est rasée et de chient-dent s’est rhabillée
Pour le bonheur des rats et des loups-garous en treillis,
Alphabet ? Connait pas ! Mais c’est moi dans tes amphis.

Ce taxi est fou, pourquoi pas passer par le troisième pont !
Toujours en projet ? On a déguerpi pourtant en amont ?
Non je suis en plein délire, j’ai la tête engloutie sous les eaux
Comme ces jardins à l’indenié, encore en plein travaux.

Oh tiens, ici on a déboulonné le bon vieux Saint Jean
On va mettre une fontaine à la place du saint blanc,
Des blancs on en voit même trop dans leur jeep camouflage
Venu colmater les trous laissés par nos divers cafouillages.

Des chantiers partout, comme un air d’année zéro
Comme si depuis le temps on n’avait rien fait de beau
Foutaise du "tout nouveau" ou ivoirienne révolution
Pourvu que des murs neufs remplacent vite les maçons,
Pourvu que je me sorte des bouchons pour pas passer pour un con…
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Autre, Cote divoire, Société
LE GROGNON (poème par Hampath)
24 août 2011 at 9 h 19 min 1
Ce n’est pas ce qu’on s’était dit hein, camarade
Tu devais reprendre les chantiers laissés en rade,
Créer des jobs en masse pour que cesse le stress
Mais pas "gbôlô" tous les maquis de la princesse.

Et puis tu avais parlé de plein de nouvelles cités
Mais actuellement tu as "gbra" mon Université
Sans "sciencer" que dans le tas, il y avait du bon
Donc en attendant, je suis devenu un vagabond.

Or je te vois bien à la télé, à toutes tes tournées
Tu fais en "choco" fatigué avec ton joli jet privé
Les milliards que tu envoies, je vois rien dedans
Si la solution est là il faut me donner maintenant !

Car c’est bien d’avoir mis de l’ordre dans la cour
Mais il faut aussi des feux à tous nos carrefours
On ne change pas de logo sans varier la tendance
Zapper sur RTI ou TCI, je ne vois pas la différence ;

Le nouveau prix du riz, moi je vois ça en foutaise
Ou bien vous avez peur que je devienne obèse ?
Non hein, ce n’est pas ce qu’on s’était dit, camarade
Soigner la "dale" est mieux qu’harmoniser les grades !
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Autre, Cote divoire, Société
AKWABA (poème par Eugenio)
17 août 2011 at 8 h 20 min 0
Chez moi, les croyants vénèrent des idoles humaines
Avec le sang et le temps des fidèles qui crient Amen !
Ils s’improvisent devin quand de vin ils sont ivres
Et promettent qu’il nous reste peu de temps à vivre;

Chez moi, tout est la faute à ces satanés maçons
Dont on dit qu’à un diner chez le maître démon
Ils conclurent de mettre un bus sous les eaux
Pour le plaisir de monter en berne le drapeau.

Certes chez moi, les rues semblent bien plus sûres
Débarrassées de l’ordure, mais pas des murmures
Des élus qui ne s’attendent pas à ce que ça dure :

C’est à eux que le Dieu des armées doit la couronne,
À leurs fesses souveraines il a promis le saint trône
Enfin…c’est ce qui se disait dans parlements et sorbonne

Pour déclencher le bug dans leur petit stock de neurones…
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Autre, Cote divoire
51 ans (poème par P.A)
7 août 2011 at 8 h 54 min 0


Une fois rassasiée de ses noces d’or
Elle a fait la polyandre
Même si elle avait  depuis perdu le nord
Au sud, ses bois se sont truffés de malandres

Au rayon rumeur la belle est chalande
Sa langue a testé la peur et en est devenue friande
A ses sollicitudes, l’amour est sourd, fait la moue
Et l’amour à la haine… du spectacle sonne le clou

Il crève ses abcès repoussants  en commissions
Vérité, consubstantielle préalable de réconciliation,
A bâtir dans la vraie fraternité la belle nation
De Fiers Ivoiriens d’origine ou d’adoption

Drapée dans ses couleurs orange blanc et vert
Elle signe  aujourd’hui de leur sang ces vers,
Ses fils ne seront plus de guerre verts
Ils se savent désormais tous égaux et frères

Pour les chanceux qui ce jour de 7 août  verront
Chacun tient joyeusement  son fanion
Une prière pour les âmes dont la vie fit ablation
Dans l'espérance promise à l'humanité entonne la chanson
Salut ô terre d’espérance…
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Autre, Cote divoire
LES POURCEAUX (poème par P.A)
3 août 2011 at 0 h 00 min 0

Ils ont dans l’estomac
La saveur vengeance du même repas
Le même vin haineux à leur table
Servi par les mêmes notables.

Goliath affronte goliath
Qui prétend être david ou s'en flatte
Qui pour tolérer une côte métisse
Qui pour continuer à accuser la fleur de lys

Fort d’Armes de guerre au lieu de fronde
A sa solde Travestir par les actes les écrits
Avec dieu faire compromis à la ronde
Ou avec « Léviathan et suppôt » devenir ami.

On s’obstine à offrir un château
d’Ivoire comme dortoir aux pourceaux
Ils en font des ruines et de ce qu’il en reste de morceau
Les goinfres et leurs ouailles s’empiffrent jusqu’au rot.
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Actu, Autre, Cote divoire
FIERS IVOIRIENS (poème par Eugenio)
27 juillet 2011 at 11 h 02 min 0


Fiers ivoiriens, comme j’ai honte d’être des vôtres :
J’ai rangé Dieu derrière des prophéties véreuses
Dont le fiel me ronge les entrailles déjà creuses
À mesure que se repend la rumeur d’une oreille à l’autre.

Elle parle d’une résurrection, mille fois reportée d’ailleurs
Avec des mots plus éblouissants que vos livres saints
Et promet que le "vrai" détrône le "nouvel" ivoirien
À coup de divins complots et de fusils mitrailleurs.

Et pendant ce temps, nos héros boivent un thé,
Ils digèrent un repas épicé par notre sang versé,
Nous leur fiers marchepieds toujours motivés

À défendre leur souveraineté avec nos vies.
Et comme chacun prédit le jugement des maudits
Je me dis que pour que ce soit à jamais fini

Il suffirait peut être que tous, nous mourions…
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Autre, Cote divoire, Société
LE MAL DE SURVIVRE (poème par Guy)
6 juillet 2011 at 0 h 08 min 0

Une saveur maussade a investi mon palais;
Peut-être un arrière goût du sang qui submerge le palais,
Mais en fait, c’est d’avoir survécu que je souffre.

Car je ne sais quel est le plus triste des sorts,
Dans les profondeurs de la betise, avoir trouvé la mort,
Ou vivre pour voir que personne n’en a tiré la moindre leçon.

Et que tous prostituent l’histoire à leur convenance,
Au nom d’une justice sanguinaire aux allures de vengeance,
Qui se croyant victime, exorcise le mal par le crime.

Fausse victime de guerre, vraie victime d’un effet pygmalion,
Plan de Dieu… ou désavoeu désastreux de notre entêtement honteux?
Car j’ai scruté le ciel, je n’ai vu descendre aucun feu.

Ni de démon dans les rues s’amuser à la roquette,
Que des mains d’hommes faire joujou à la baballe et à la machette ;
Quand les mortiers jouaient avec fierté leur partition.

Et que nos pleurs repondaient en chœur à l’unisson
J’avais cru revolu la quête du salut par les canons;
C’est à croire que nos larmes étaient juste la fumée dans nos yeux;

Car nous revoilà prêts à mettre femmes et enfants dans la gadoue,
Pour ceux qui, pour conquérir, ou ne pas tomber de leur trône,
Jugèrent bon d’ôter la vie aux moins chanceux d’entre nous;

Ou estimons-nous que laver l’affront subi en vaut le prix ;
Mais elle n’existe pas encore, la balle à reconnaissance d’obédience politique,
Pas plus que l’obus à détection de groupe ethnique;

D’ailleurs, comment s’en sortir, quand on a donné des armes
A des quidams qui pour dompter le stylo à bille, ont eu tant de mal ?
Pourtant, bien plus précarisés sont bien sortis d’une telle spirale…

Mais comme il est de nos coutumes de n’en point prendre de graine,
Et que la file d’attente est si longue aux portes de la géhenne
Allons ! faisons la guerre ! empruntons les voies de la haine !

Mais à tous ces revenchards qui l’appellent de tous leurs vœux,
Que le ciel me pardonne, mais je fais la prière que
Les premières salves d’obus soient pour eux.
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