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Ce drame d’aujourd’hui , fêté hier (par Lamine Diarra )
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Ce drame d’aujourd’hui , fêté hier (par Lamine Diarra )

27 juin 2018 0

Hélas !
La pluie a eu raison de nous, ma Côte d’Ivoire baigne dans la désolation.

Hélas !
La pluie a trempé les âmes d’innocentes personnes dans l’invisible, partis pour toujours.

Hélas !
La pluie a imposé sa naturelle force aux désirs soutenus de boues, tel du chocolat volé.
Souvent, écrire semble être la seule issue pour faire jaillir son ressentiment, je brûle d’inquiétudes…
Des fois, pleurer à larmes froides s’affiche comme l’unique ressort pour s’apitoyer sur son sort,

Je fonds de tristesse.
Quelques fois, le silence impose son vacarme aux cris de désespoirs cousus par ces corps sans vie,

Je renie ma Côte d’Ivoire.
Mal ! J’ai mal.

Comme si rien ne présageait pourtant cette catastrophe.
Comme si ces crises antérieures n’avaient été aucunement de bonne foi.

Dur ! Que c’est difficile à vivre…et de vivre ivre !
Mon pays est frappé de pleins fouets par Dame Nature.

Ma Côte d’Ivoire est humilité aux yeux du monde.
L’eau venue des nuages a détruit tout, tué tout, mangé tout, nos honneurs aux zéros de notre histoire.

Ainsi donc, ils sont morts… Par la faute de Tous !
Désemparées, lapidées par la pauvreté, ces familles endeuillées scandent le nom de l’espoir.
Touffues, traquées par l’immobilisme, elles dormaient paisiblement sous l’eau, dans l’eau.

Souvent, il ne faut surtout pas chanter, il faut pleurer.
De mes entrailles, jaillissent les illusions d’une Côte d’Ivoire reconstruite.

Souvent, il faut tout arrêter et pleurer, à visages découverts, pour morceler ses peines et ces tragédies.
Il a commencé encore à pleuvoir, l’incertitude prend du kilo.
Des fortes gouttes tombent encore déjà sur Abidjan, Abidjan tremble.
Le peuple meurtri, caché sous les eaux, se confie au destin, cruel foulard.

Je sais, il y aura d’autres morts.
Je sais, personne ne sait vraiment ce qu’il faut faire.
Je sais, ils viendront en veste, en cols blancs, dessiner la prophétie de Mathusalem.
Paix à l’âme de ma très chère !

L’histoire parle.


Si vous vous sentez l’âme d’un poète, partagez avec nous vos poèmes sur desmotsdesimages@gmail.com
Et vous serez à l’honneur le Mercredi sur Blog.
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