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Autre
LE SUPPLICIE (par L.)
25 août 2010 0


Vous revoilà, noble bourreau.
Je m’ennuyais à peine de vos sanglots
Vos chaudes mains malicieuses
Qui se hasardent sur ma peau,
Ravivent, de ma belle, le souvenir.

Vous êtes bien curieuse,
Je crains que vous n’en soyez malheureuse
Car d’Elle, je ne vous dirai rien, c’est sûr.
Ma belle est une cerise mystérieuse
Ce n’est que pour Elle que j’ose écrire.

Elle est mon bouclier, mon armure
Mon remède contre la luxure
L’espoir sans lequel je me perds
Et la plus gracieuse des allures.
Mais ceci est trop plat pour la décrire !

Alors je n’en dirai rien, pas même en vers.
Rallez, insistez, suppliez ou menacez, très chère
Vous n’en saurez pas plus ce soir
Que sur le chronique ulcère
Qui vous ronge à mourir.

Ni le début, ni les termes de notre histoire.
Je vous laisse dans le noir,
Et comme votre voix ne m’émeut guère
Le mieux serait de vous assoir,
De soupirer lentement et tout relire.

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Autre, Déclaration
LE LISEUR (par Laskazas)
25 août 2010 0



Êtes-vous bien à l'aise, lovée dans mes bras?
Sachez que le plus comblé ici, c'est moi!
Depuis des lustres, je fantasme de cet émoi
Qui nait de riens, comme votre parfum dans mes draps.

Je trouve la jeunesse bien prétentieuse,
Elle qui se pense le garant de la beauté.
Que du vide dans les nombreux cœurs ôtés
Quand je recherchais votre âme si précieuse!

Ils me font bien rire ces ébahis regards
Lorsque ma bouche s’abreuve à vos lèvres si douces,
La source d'un intarissable et indicible nectar.

Connaissent-ils ce frisson? Sentent-ils ces secousses?
Vous êtes l'épicentre des tremblements de mon cœur!
A la folie je vous aime Madame, de tout mon cœur!
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Amour, Autre
VENUS BEAUTE (par Greg)
25 août 2010 1
Merci à Greg, un autre bloggueur qui participe à la vie du blog avec son poème tout chargé de sincérité et de légèreté. N'hésitez pas vous aussi à envoyer vos textes: desmotsdesimages@gmail.com


Il y a un an je découvris l'amour,
Entre ballade, cuisine et cinéma
Il me joua un de ces tours
En prenant la forme d'une exquise armada.
Venus est d'une plantureuse beauté
Qui n'a d'égal que son intelligence
Venus brille de l'éclat de l'innocence
Et marque ma vie du sceau de sa personnalité.
Elle me transforme petit a petit
Effaçant mes habitudes de solitaire endurci.
Je me redécouvre ainsi, plus épanoui.
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Amour, Autre
CACHE-CACHE (par Laskazas)
18 août 2010 0

J'adore et je hais cette résistance futile,
Nous la savons perdue cette suave bataille.
L’amour, autour de nous, a resserré ses mailles,
Et Nous sommes seuls au sein de son île!

L'arc-en-ciel envie sûrement les vives couleurs
Habitant nos joues quand nos yeux se croisent.
Dans un secret de Polichinelle on se toise,
Profitant d'indus plaisirs tel d'infâmes voleurs!

J'ai envoyé Hermès dérober la douce flèche
Que les dieux ont confiée au tendre Cupidon.
J'y planterai mon cœur, t'en ferai volontiers don
Car c'est le tien, bien plus précieux, que je recherche!

Tu fais toujours semblant de m'ignorer
Mais ta démarche quand tu sens mon regard
Trahit tes vains efforts et me nourrit l'espoir
Que dormira demain dans mes draps ton doux rire doré!
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Autre, Déclaration
THE PINK LADY (par Stéphane)
18 août 2010 3

Elle marche comme elle danse.
Céleste et tapissée de nuages,
Sa piste dessine à son passage
L'esquisse d'une douce romance.

Son pas est sûr et possède l'espace.
Sa présence provoque des absences.
Sa marche ressemble à une valse
Et son geste musical est teinté d'indécence.

Elle flotte, portée par les anges.
Une passion aussi rouge que sang
Dans un cœur aussi pur que blanc.

The Pink Lady est cet intense mélange,
Un rose de femme habillée de rose,
Les poètes t'écriront un peuple de roses.

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Autre
CE QU’ELLE VOULAIT (par Agara)
18 août 2010 6
Merci à ce bloggueur de participer à la vie du blog avec ce texte qui nous arrache un sourire rose. Vous aussi, partagez vos poèmes en les envoyant à l'adresse : desmotsdesimages@gmail.com


Cela fait deux semaines qu'elle me boude,
Qu'elle me tient tête ...
Parfois devant les autres
Jouant la frigide.
Hier ce fut le comble!
Ces ronronnements m'avaient fait passer devant tous
Pour un plouc
C'en était assez!

Au début,
Je n'avais pas eu assez d'attention
Pour remarquer qu'elle était en manque
Après,
Je n'avais pas eu le temps de lui donner ce qu'elle voulait
Puis, quand j'avais eu le temps
Il n'aurait pas été suffisant pour la satisfaire pleinement.

Puis vint ce matin,
Après une bonne nuit de sommeil et de repos,
Je la réveilla très tôt
Elle se montra froide,
Et se demandait ce que je faisais

Je l'emmena dans un endroit désert,
Loin des regards indiscrets,
Un endroit mi-moderne, mi-sauvage,
Loin des idées pudiques et sages,

Et au fur et à mesure que nous avançâmes en ce lieu ,
Elle devinait ce qu'on allait y faire,
Et je la sentais de plus en plus chaude,
Et ses blocages se dissipaient
Avec la vitesse avec laquelle je l'y emmenais

De temps en temps, je ralentissais
Pendant qu'elle en redemandait
Ce qui la rendait des plus folles

A 160 km/h
Par deux aller et retour
Je l'ai portée à l'orgasme
Mais sans détour
Elle demandait désormais de l'extase
Oh sagesse!
Quelqu'un disait qu'entre le plaisir et la douleur
Il n'y a qu'une membrane.

Le soleil pointait
Et les regards indiscrets se multipliaient.
Elle avait désormais une fière allure
Et surtout de la docilité.

Nous rentrâmes à la maison
Comme si rien ne s'était passé
Gardant jalousement pour nous
Le secret de cette folle aventure
Sur cette grande route de Bingerville
Qui n'appartenait pendant ce moment qu'à nous.

Elle et moi,
Nous ne ferons plus qu'un
Elle ?
C'est cette petite bmw de 13 ans
Elle avait juste besoin d'un peu de vitesse.
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Autre
CONTRE UN AIR DE CATIN (par Guy)
18 août 2010 2


Je suis l’objet de ton désir,
Le maître de ton plaisir…
Je suis la fiole de ton elixir,
Le prince de tes fantasmes…

Des contrées sauvages de ton corps,
Je suis l’aventurier qui les explorent…
Et comme lors de la ruée vers l’or,
Je pars à la poursuite de tes spasmes…

De ta peau, je suis le conquérant ;
Errant avec parcimonie sur chaque parcelle ;
Scellant avec minutie chaque délice dans mon escarcelle,
Célébrant avec révérence cet épiderme brûlant…

Ici, un relief bien montagneux ;
Faits de deux pics généreux ;
Somptueux et douçoureux,
Au sommet desquels, avec aise, la langue se hisse…

Un peu plus loin, une forêt luxuriante
Végétation sauvage et attirante ;
Aux exhalaisons enivrantes
Dans laquelle, bien curieuses, les phalanges se glissent…

Le temps d’un instant, tu frémis ;
Et doucement, dans le souffle du vent, tu gémis
Les métacarpes, dans leur mouvement subreptice,
Dans la jungle, ont découvert la caverne aux mille délices…

A mesure que les pics, la langue harcèle;
La caverne les doigts martèlent;
On le dit bien, jeu de main, jeu de vilain
Quels impétueux  font-ils ! normal, ce sont les miens…

Poussant l’audace à son paroxysme ;
Ajoutant au martyr de ce corps de violents séismes,
Insolence de la victoire ou altruisme ;
Quand ils font découvrir à l’autre la trouvaille de l’un…

Dans la volupté de ce langage corporel,
Les mains sur les seins, la langue en ton sein,
La douceur de ton vin, les mains que tu agites en vain…
Là, notre valse en devient surnaturelle.

Et puis, le dard tu réclames
Raffolant de sa raideur qui t'enflamme
Jusqu’à ce qu’il libère son infâme vénin
Pour lequel tu as troqué ta candeur contre un air de catin…
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Autre, Société
DIANA (par Laskazas)
11 août 2010 0

Ton regard mat, vers l'infini s'étend.
J'y vois nostalgie et peut-être tristesse.
Tu écumes une douleur de jeunesse:
Au son saccadé de la sirène, cela s'entend.

Je me hasarde une question indiscrète
Sanglots et rires s'entremêlent en réponse
Avant que pluie de larmes ne s'annonce,
Et qu'à jamais cette interrogation, je regrette.

Autour de nous, le monde est fort bruyant
Mais nous sommes plongés dans un total calme
Par le silence assourdissant de ton drame.

A chaque regard et non-dit d'apitoiement,
Ton âme je pourfend! Pourtant, je plains
Ceux qui t'appelleront encore demain:
                            La Pétasse du coin.
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Amour, Autre, Société
M’AIMES-TU? (par L.)
11 août 2010 0

Oui, oui…je t’aime !
Combien de fois l’ai-je ressenti ?
Combien de fois te l’ai-je dit ?

Combien de fois l’ai-je pensé ?
Combien de fois m’y as tu forcé,
Avec un baiser qui le valait ?

Combien de fois n’ai-je su trouver les mots,
Balbutiant tel un joyeux sot
A qui on promet le salut.

Combien de fois ai-je attendu
D’entendre tes lèvres, les premières
Me ramener vers ce rayon de lumière.

Combien de fois aurais-je dû,
A ton "m’aimes-tu ?"
Répondre "pas du tout !"

Et t’avouer que "moi aussi"
Ce n’est pas mieux que "moi non plus"
Quand tes yeux ne brillent plus.

Crois-moi chérie,
Mon cœur est pur,
Mon âme en est sûre,

Je t’aime !
Attend juste que mes potes soient partis,
Le match est bientôt fini…
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