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Amour, Autre
AIMER EN TOUT TEMPS (par Teecya)
1 septembre 2010 2
Un poème particulièrement efficace et vrai de Teecya, une... blogueuse. N'hésitez pas, vous aussi, à participer à la vie du blog en envoyant vos textes à: desmotsdesimages@gmail.com

Aimer dans les bons moments, c'est bien.
Aimer dans les mauvais moments, c'est divin.

Aimer dans les bons moments, c'est merveilleux.
Aimer dans les mauvais moments, c'est miraculeux.

Aimer dans les bons moments, c'est aimer avec passion.
Aimer dans les mauvais moments, c'est aimer sans condition.

Aimer dans les bons moments apporte la réjouissance,
Aimer dans les mauvais moments apporte la croissance.

Les bons moments font plaisir
Les mauvais moments font grandir.
Aimons sans dérision et sans division
Dans la joie comme dans la douleur
Car c’est cela l’amour Véritable.
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Autre, Société
UNE BALLE DANS LA TETE (par Guy)
1 septembre 2010 0

Le sablier, sa course, a interrompu
Comme si, autour, rien n’existait plus
Au fond, dans la lourdeur de cette salle muette,
Git un corps ; une balle dans la tête.

Avec l’arme qu’il tient au poing,
Un sang noir il repandit  le long de son chemin
Mais, à cette heure, elle semble s’être retournée contre lui
Et lui avoir pris l’avenir qu’elle lui avait promis.

Il n’a su se défendre, lui vaillant pourtant;
Il n'a su comprendre, lui toujours au premier rang
Que frères et sœurs n’avaient pas connu meilleur sort
Alors qu’ils n’avaient ménagé aucun effort.

Il espérait vaincre, le stylo à la main;
Mais rien dans cette guerre ne lui assurait d’heureux lendemains
Il désespérait tant de ce destin incertain
Et pensait que cette balle dans sa tête y mettrait fin…

Quand, vers les filets, cette balle a été tirée
C’est dans sa tête qu’elle s’est logée;
Et avec elle l’image de la kyrielle de billets,
Que, même dans ses plus fous rêves, il n’oserait penser gagner.

Maculer du papier ne l’interesse donc plus ;
Par ces temps qui courent, ce n’est que  peine perdue ;
Il ne lui reste qu’un unique espoir ;
Cette balle dans sa tête, qui lui ouvrirait les portes de la gloire…
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Amour, Autre
LE TROU NOIR (par L.)
1 septembre 2010 0

Existe-t-il sentiment plus noble que l’Amour?
Sincère et sans félonies,
Vorace tel le vautour,
Sur une proie à l’agonie ?

N’est-ce pas cet encens
Qui ravive l’âme aigrie,
De notre vie, définit l’essence
La peignant en rose ou en gris ?

Qui donc m’en voudra
D’Aimer tant de pureté
Tant de beauté ?

Ce charme cru et sauvage,
Cette voix chargée d’une tendre rage
Par quelle alchimie y résiste-t-on ?

Je ne sais,
Et ne veux savoir!
Peu m’importe de mourir ce soir,
Car à coup sûr je mourais

Pour n’avoir pas su esquiver ce regard,
Ces rires moqueurs et fiers,
Ces lèvres, ces manières
Qui de ma vie ont fait un charmant trou noir.

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Autre
LA PRÉTENTIEUSE (par Stéphane)
1 septembre 2010 8

Te voilà, toi sur qui s'est porté mon choix,
Ce matin, te sens-tu le pouvoir d'un roi?
Car, bienheureux, qui humecte mon odeur
Et de mes draps, voit la couleur.

Je mérite que l'ange se damne pour moi
Et ne daigne pas, un seul instant, dans ta voix
Donner à toute contradiction du poids.
Cette nuit, tu en as fait l'aveu dans tes émois.

Va donc, dans le monde, raconter ce que tu as vu
A tous les hommes, décris le plus beau des nus
Et que ta bouche ne trahisse point tes yeux,
Qu'elle me proclame "noble femme dans les cieux";

Car Je suis l'Une, parmi toutes,
L'espèce rare, la divine qui envoute.
L'oeil ne peut s'empêcher de me regarder,
La mémoire n'a de désir que me garder.

Je suis, pour qui a droit à mes mots
Le seul alphabet qui mérite d'être appris.
Pour qui, or et argent deviennent les maux,
Je suis, le seul être qui n'a pas de prix.

Va donc, mâle insignifiant que j'ai possédé
Au gré de la nuit lorsque je l'ai décidé.
Raconte la peine qu'a dû avoir le Créateur
A l'oeuvre de ce corps d'une parfaite splendeur.
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Autre, Déception
LA TETE EN ARRIERE (par Stéphane)
25 août 2010 2














Le pavé de la rue reflétait le soleil,
Miroir de cet été, doux et brûlant.
Revoici un jour nouveau qui s'éveille
Doucement, sous le pas des passants.

Ce matin ressemblait à un autre millier
Dans ce restaurant près de chez eux, banal,
Cette table, ces sièges, devenus si familiers
Rendaient pourtant cette atmosphère spéciale.

Leurs chaises parlaient toutes seules de leur âge
Les marques du temps étaient leur témoignage.
Les cœurs liés, gravés au pied de cette table,
Étaient le symbole d'un amour ineffable.

Assis, leurs regards se fuyaient, comme d'habitude.
Être proches, face-à-face, et simuler la solitude.
L'impression de se perdre pour se retrouver
Avec des mots d'amour justement trouvés.

Tout était pareil mais elle était différente,
Car sa volonté était devenue hésitante.
Dans son regard courait la compassion
Et la tristesse, vestiges de leur passion.

Ses mots se dérobaient, fuyant le devoir
Mais longtemps répétés, ils étaient un refrain.
Avec poésie, elle se mît à parler d'un au revoir,
De leur histoire qui n'aura pas de lendemain.

Leur amour, finit-elle, est désormais un souvenir
Doux, intense, de l'espèce qu'on veut retenir.
"Alors, pourquoi?" attendait-elle la question
Mais, interdit, il restait sans réaction.

Le silence du drame s'était bien installé
Dans l'agitation oppressante de l'alentour.
Les battements de sa douleur étaient sourds,
Dans son corps lourd, immobile et affalé.

Elle, le bourreau, voulant briser l'ambiance,
Les yeux sur lui, s'hasarda en demandant:
-"Pourquoi as tu la tête rivée en arrière?"
Mais lui, âme ensanglantée, avec élégance
Donna de la voix à son inertie en répondant
"Parce que je retiens dans mes yeux, une rivière.

Je vous invite à suivre ce lien http://www.youtube.com/watch?v=mhxK2IOywVE pour découvrir "Who's gonna save my soul" de Gnarls Barkley qui a inspiré ce poème.

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Autre
LE SUPPLICIE (par L.)
25 août 2010 0


Vous revoilà, noble bourreau.
Je m’ennuyais à peine de vos sanglots
Vos chaudes mains malicieuses
Qui se hasardent sur ma peau,
Ravivent, de ma belle, le souvenir.

Vous êtes bien curieuse,
Je crains que vous n’en soyez malheureuse
Car d’Elle, je ne vous dirai rien, c’est sûr.
Ma belle est une cerise mystérieuse
Ce n’est que pour Elle que j’ose écrire.

Elle est mon bouclier, mon armure
Mon remède contre la luxure
L’espoir sans lequel je me perds
Et la plus gracieuse des allures.
Mais ceci est trop plat pour la décrire !

Alors je n’en dirai rien, pas même en vers.
Rallez, insistez, suppliez ou menacez, très chère
Vous n’en saurez pas plus ce soir
Que sur le chronique ulcère
Qui vous ronge à mourir.

Ni le début, ni les termes de notre histoire.
Je vous laisse dans le noir,
Et comme votre voix ne m’émeut guère
Le mieux serait de vous assoir,
De soupirer lentement et tout relire.

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Autre, Déclaration
LE LISEUR (par Laskazas)
25 août 2010 0



Êtes-vous bien à l'aise, lovée dans mes bras?
Sachez que le plus comblé ici, c'est moi!
Depuis des lustres, je fantasme de cet émoi
Qui nait de riens, comme votre parfum dans mes draps.

Je trouve la jeunesse bien prétentieuse,
Elle qui se pense le garant de la beauté.
Que du vide dans les nombreux cœurs ôtés
Quand je recherchais votre âme si précieuse!

Ils me font bien rire ces ébahis regards
Lorsque ma bouche s’abreuve à vos lèvres si douces,
La source d'un intarissable et indicible nectar.

Connaissent-ils ce frisson? Sentent-ils ces secousses?
Vous êtes l'épicentre des tremblements de mon cœur!
A la folie je vous aime Madame, de tout mon cœur!
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Amour, Autre
VENUS BEAUTE (par Greg)
25 août 2010 1
Merci à Greg, un autre bloggueur qui participe à la vie du blog avec son poème tout chargé de sincérité et de légèreté. N'hésitez pas vous aussi à envoyer vos textes: desmotsdesimages@gmail.com


Il y a un an je découvris l'amour,
Entre ballade, cuisine et cinéma
Il me joua un de ces tours
En prenant la forme d'une exquise armada.
Venus est d'une plantureuse beauté
Qui n'a d'égal que son intelligence
Venus brille de l'éclat de l'innocence
Et marque ma vie du sceau de sa personnalité.
Elle me transforme petit a petit
Effaçant mes habitudes de solitaire endurci.
Je me redécouvre ainsi, plus épanoui.
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Amour, Autre
CACHE-CACHE (par Laskazas)
18 août 2010 0

J'adore et je hais cette résistance futile,
Nous la savons perdue cette suave bataille.
L’amour, autour de nous, a resserré ses mailles,
Et Nous sommes seuls au sein de son île!

L'arc-en-ciel envie sûrement les vives couleurs
Habitant nos joues quand nos yeux se croisent.
Dans un secret de Polichinelle on se toise,
Profitant d'indus plaisirs tel d'infâmes voleurs!

J'ai envoyé Hermès dérober la douce flèche
Que les dieux ont confiée au tendre Cupidon.
J'y planterai mon cœur, t'en ferai volontiers don
Car c'est le tien, bien plus précieux, que je recherche!

Tu fais toujours semblant de m'ignorer
Mais ta démarche quand tu sens mon regard
Trahit tes vains efforts et me nourrit l'espoir
Que dormira demain dans mes draps ton doux rire doré!
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