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Autre, Société
MA DAME D’IVOIRE (poème par Pascal)
13 octobre 2010 2
Le retour de Pascal, un blogueur assidu, qui donne la parole à ses mots... qui décrivent une dame d'ivoire. desmotsdesimages@gmail.com pour soumettre vos textes.

Je te regarde, je t’observe, je te vois,
Vieillissante, agonisante et mourante,
Et tu me regardes, tu m’observes, tu me vois,
Sans pour autant combattre cette violente.

Je te vois, je t’observe, je te regarde,
Toute de loque vêtue, toi qui était si élégante,
Et tu me vois, tu m’observes, tu me regardes,
Mais ne sait dire non à cette fin humiliante.

Je te regarde, je te vois, je t’observe,
Toi qui jadis paraissait, pour tous, si brillante,
Et tu me regardes, tu me vois, tu m’observes,
En justifiant par ton âge cette beauté décadente.

Mais ton mal est bien là, juste dans ta tête,
Si violent que tes artères et lueurs en éclatent,
Et tant que bourreau tu ne te seras faite,
Pour ces mâles heureux tu seras qu’une blatte.

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Autre, Société
VILLE DE CHIENS (poème par L.)
13 octobre 2010 6
Des Mots, Des Images, villes de chiens
Il y a comme une précieuse odeur de pisse dans ma ville.
Elle parcoure les ruelles sans aller nulle part,
S’affiche fièrement dans marchés, écoles et gares
Sans attirer plus d’un dégouté regards.

Car la coutume ici est de marquer son territoire
En arrosant un pied d’arbre ou un pan de mur.
Et si vous aimez les rats et la souillure
Soyez le bienvenu chez les chiens de race pure.

Sortez votre queue qu’elle soit molle ou dure,
Vous avez pour vous le droit ,par tacite contrat
De l’exposer là où l’envie vous prendra.

Respirez donc, car si ma ville ne vous tend qu’un bras
C’est que l’autre supporte comme une béquille
Sa tige qui sur un bâtiment publique frétille.
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Autre
LE BILAN (poème par P.A)
6 octobre 2010 1
Des Mots, Des Images a le plaisir de vous présenter une nouvelle blogueuse: P.A. Elle partage avec nous un poème touchant et bouleversant. Bonne lecture. N'hésitez pas, vous aussi, à soumettre votre texte à desmotsdesimages@gmail.com

Elle a égrainé le chapelet de la solitude
Aussi souvent qu'elle en a gardé l'habitude
Son regard magnifique d'espoir vide
D'une singulière profondeur devenue livide.

Pour un bonheur factice,
Elle a perdu son honneur,
Ses draps tristes et froids,
Son lit, le souvenir des ébats d'autrefois.

Son corps verse des larmes,
Celles qu'elle se refuse à exprimer.
Sur son visage la douleur a plaisir à peindre avec volupté,
Regrets et remords avec une étonnante dextérité.

Aujourd'hui,
Son corps est las;
Son corps est flasque;
Il a accueilli les mille et un soupirs
De ces hommes qui y ont assouvi leurs désirs.

Elle,
Pour un peu d'amour, donnerait le ciel
Pour au paradis un séjour, irait jusqu’aux enfers.

Mais les hommes restent sourds à ses appels.
Ils ont de sa vie, dessiné la parodie à jamais...
Celle d’une âme en peine
Destinée toutes les nuits
A exécuter  les plus humiliantes mises en scènes
A faire de ses moments d’intimité, une comédie.

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Amour, Autre
POURRAS-TU ME PARDONNER (poème par Laskazas)
6 octobre 2010 8

Ce silence à rendu blanche toutes mes nuits
Et j'y recherche un remède efficace depuis...
Les feuilles défigurées à l'encre chagrine de Chine
Ne disent de mes regrets qu'une partie infime.

Te rappelles-tu la toute dernière fois
Où nous nous sommes quittés toi et moi?
Te rappelles-tu les véhémentes promesses
Que je te proférais telles prêche à la messe?

Comment pourrais-je un instant oublier
Le torrent de larmes que tu versais à mes pieds?
Est-il possible d'obturer ces sillons béants
Que parcourent encore ces flots incessants?

Tu es partie en me donnant ce dernier regard
Chargé de me transmettre l'ultime au revoir.
J'ignorais qu'un silence pouvais parler si fort
Et me raconter aussi vivement tous mes torts.

J'ai en moi ce stupide orgueil qui m'interdit
De te dire ouvertement tous mes nons dits
Mais tu le sais, je suis fièr, idiot... et con.
Jamais, je ne te demanderai ce petit pardon.

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Autre
SOS! JE SUIS EN PANNE (poème par The Unknown)
6 octobre 2010 1
The Unknown... blogueur ou blogueuse? Le mystère sur le personnage reste entier mais ce poème lève le mystère sur le syndrome de la page blanche. Qu'attendez-vous pour partager vos points de vue? Soumettez votre texte à desmotsdesimages@gmail.com

Je suis en panne d’inspiration
A quoi me servez vous donc ?
Phalanges et métacarpes
Inutiles ouvrières
Qui me plongez dans les vapes
Du désespoir et de la colère.

Je suis en panne d’inspiration
A quoi me servez vous donc ?
Globes lumineux et curieux
N’êtes-vous plus avides
D’images et de faits hasardeux
Pauvres idiots livides
Réduits à de vaines contemplations.

Je suis en panne d’inspiration
A quoi me servez vous donc ?
Embrasures jumelles sur mon être
Privez moi donc d’oxygène
Puisque vous m’abandonnez
A l’aridité créative

Je suis en panne d’inspiration
A quoi me servez vous donc ?
Tunnels rebelles et ingrats
Devenus d’infidèles serviteurs
La gangrène de la paresse
A cimenté vos cloisons
Et tari le puits des bruits

Je sui en panne d’inspiration
A quoi me servez vous donc ?
Nul doute, cet amas de nerfs
Est rentré ce jour en grève
Sans même un préavis
Les neurones ont déserté le standard
Et font le pied de grue
Les connecteurs ont fermé les gares
Et ont envahi la rue.

SOS ! Je suis en panne!
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Amour, Autre
REVERIE >PARTIE 3< (poème par L.)
6 octobre 2010 4

La passion accompagne l’Amour,
Ils courent dans les champs
Et font rêver l’adolescent
Dont l’œil, à peine, s’ouvre au jour.

Ils rient et chantent qu’ils s’aiment
Comme s’aiment deux enfants, simplement
Comme deux vieillards encore amants,
Ivres d’une vie de blasphèmes.

Se tiennent par les mains,
Ne se parle que doucement
Pour se dire des mots charmants
Se faire d’innocents câlins,

L’un contre l’autre blottis
Se cherchant, s’admirant
Sans se soucier que le temps, imprudent
Fasse du vent ou de la pluie,

Une nuit ou un jour
Car qu’importe ! Aimant
Qu’y a-t-il d’important
Quand on se sait aimer en retour ?

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Autre
VIVRE OU MOURIR (poème par Pascal)
6 octobre 2010 2
Redécouvrez Pascal, un blogueur, dans un texte plein de questionnement. Vous aussi, partagez avec nous vos textes en les soumettant à desmotsdesimages@gmail.com

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Me faudrait-il, pour y répondre, être dieu?
Ou suffirait-il de lever la tête vers les cieux
Pour qu'en cet instant ô combien odieux
Je sois contraint de voir demain de mes yeux?

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Lorsque vous, parents des plus incestueux
Avez fait le choix en ces tristes et froids lieux
De m'aimer comme la prunelle de vos yeux
Sans même demander s'il en était de mes voeux.

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Lorsque conscient de ce moment délicieux
Mais n'ayant pour horizon qu'un ciel nuageux
Je sois contraint de mener ce combat fastidieux
Sans en connaître les moindres enjeux.

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Lorsque juste après avoir vu le monde de mes yeux
Il est fait ce pronostic ô combien dangereux
M'obligeant si tôt à choisir entre enfer et cieux
M'obligeant si tôt à choisir entre auréole et queue.

Mourir heureux ou vivre malheureux?
Ma foi, ce choix me fait l'effet d'un feu
Et au risque de paraître des plus irreverencieux
Nul ne saurait le prendre, pas même un dieu,
Alors vivre ou mourir, à quoi rime ce jeu?

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Amour, Autre
REVERIE >PARTIE 2< (par L.)
29 septembre 2010 0

L’Amour est friandise,
C’est de nos âmes la hantise
De mon cœur le corrupteur.

C’est un parfum, une odeur
Des mains moites et timides
Un cœur qui se vide,

Sincère et stupide
Harcelé par tes lèvres,
De sa précieuse sève ;

C’est toi dans mes rêves
Moi dans les tiens
Sur ton sein ma main

Cherchant son chemin
Sur l’ile du désir
Et de l’instance plaisir ;

C’est ton humeur, ton sourire
Dans mes souvenirs
Gravé pour la vie.

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Amour, Autre
A LA VIE, A L’AMOUR (par Stéphane)
29 septembre 2010 3
"Parce que la mort et l’amour n’ont qu’une lettre de différence" - (Guillaume Musso, Que serais-je sans toi ?)

Ton ombre a marché au détour de mon regard
Et s'est aussitôt envolée comme cet heureux hasard
Alors, j'ai dû fermer les yeux pour arriver à te voir,
Retrouver ton image restée dans ma mémoire.

Quand ton pas chaloupé, sous mes yeux, s'est loupé
Agile puis fragile, du haut de ta jambe de poupée
J'ai compris que la foudre avait frappé deux fois,
Dans ton cœur et le mien, deux fois au même endroit.

Puis l'instant fugitif a enfanté de l'amour éternel
Bien trop immense pour habiter mon cœur de mortel.
Ta silhouette s'en allait mais tes yeux en arrière
Disaient que la distance ne serait pas une barrière.

Les jours suivants, sur tes mêmes pas tu as marché
A cette heure bénie où le destin nous avait attachés.
Des semaines, des mois, mais la rue restait déserte
Je ne pouvais venir à toi, mon corps était inerte.

Ainsi, m'as tu cherché, au loin, par toute la terre,
Dans les contrées et sous des climats des plus délétères
Sans jamais me trouver, même en traversant le temps
Et regrettant de n'avoir pas dans l'instant, saisi l'instant

Car ce jour, ma vie est partie quand tu es partie
Et je sais qu'au bout de ton voyage, tu arriveras ici
Et en voyant qu'auront fleuri les chrysanthèmes
Tu sauras que, même dans la mort, je t'aime.

"A quoi tient que deux amours se ratent? Une poignée de secondes, une hésitation, une chance, un fil..." (Guillaume Musso, Parce que je t'aime)
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Autre
DEMISSION DU COEUR (par Chocolate)
29 septembre 2010 2
Découvrez Chocolate qui nous partage sa passion des mots et des images dans un texte surprenant. Vous aussi, exprimez votre talent en soumettant votre texte à desmotsdesimages@gmail.com

Entre réflexion 
et pulsion
Abstinence 
et attirance
Est-ce normal ou dois-je me sentir coupable ?
Mon coeur jugera-t-il cet esprit trop raisonnable ?
Que de questions pour vivre cette nouvelle histoire 
Dont l'issue pourrait être passion et gloire
Ou peut être regret et désespoir
La vie est faite de risques, de choix,
Choisir entre prendre le risque ou pas
Risquer de faire le bon ou mauvais choix
Gagner ou perdre ce semble être la loi
Pour être plus heureux ou moins
Ai-je besoin
d'être plus heureuse et risquer de l'être moins ?
Et même si.
Même si.
Serais-je heureuse dans ce rôle qui brise mon quotidien si paisible
Qui change mes habitudes si bien assises
Qui me challenge chaque jour au vif ?
Et même si
Serais-je à la hauteur 
De ce coup de coeur
De ce désir d'aller plus loin, plus vite ?
Je ne sais pas
Et je ne le saurais pas
Tant que je n'aurais pas sauté le pas
Tant que je ne me serais pas fait la belle
Mes premiers pas dans cette nouvelle vie professionnelle.
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