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Autre, Société
AVEUGLE (poème par P.A)
17 novembre 2010 4

Autour de moi le noir
C'est tous les jours le soir
Soleil ou lune, c'est tout comme
Mon univers est monochrome.

Mes doigts fébriles
Tentent de se rendre utile
Piètre substitut de ma vue
Ils ne commettent que bévues.

J'ai un sourire en coin
Devant l'ingratitude des humains
Pour qui, voir est un gain
Aussi banal qu'anodin.

Les rêvent m'inondent l'esprit
La réalité me contraint à  plus de modestie
J'ai l'intelligence d'un érudit
Mais à  la mendicité je suis réduit.

Travail, amour, mariage
Pour moi un mirage ?
Les diplômes ne sont pas gages
De mon avenir en pied de page

Ma vie est une aumône,
Puisque mes yeux se sont fait none
Devant la mosquée d'Adjamé
Mon écuelle accueille votre sous rescapé.

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Autre
LA MORT DE L. (poème par L.)
17 novembre 2010 1

On a tort de changer de main comme de stylo
Quand la droite est moite, la gauche maladroite,
De couper la racine quand le mal vient d'en haut
Et que son venin accouche de textes qui boitent.

On a tort de maudire, de pleurer, de faire la mou
Quand s'évade la muse insatiable au cœur instable,
De secouer sa plume comme pour en chasser le pou
Et de tordre le cou à  quelques rimes agréables.

Le verbe n'a ni vacances, ni pause, ni retraite
Un jour on fait des images avec des lettres
Puis un autre jour on est bègue, bête et veule.

Alors le poète qui dans le noir se sent si seul,
Couche toute sa fierté sur un blanc linceul
Ultime témoin de la pureté d'une âme d'artiste.
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Amour, Autre
LE BAISER (poème par Stéphane)
17 novembre 2010 6

Il l'avait espérée sans qu'elle ne l'espère
Et s'en était passionné à  en mourir.
Existe-il plus grande douleur pour la chair
Si le coeur qui l'anime ne cesse de souffrir?

Et voilà  que vient un jour, un regard
Un espoir réalisé, une occasion rare
Celle de la tenir entre ses mains
Et être grisé d'un plaisir qui étreint.

Il n'a jamais ressenti telle jouissance
La posséder, au prix de quelle patience?
A lui seul, une impression de puissance
Toute souffrance obtient, un jour, récompense.

Il laissa chacun de ses doigts la désirer,
S'attarder sur chaque ligne de son visage,
Et son pouce irrésistiblement attiré
Vers ses lèvres mouillées, juteuses et sauvages.

Il lui déposa un baiser inattendu
Tel un voleur qui laisse un souvenir indu.
Cet acte méritait un accueil chaleureux
Mais il n'a eu qu'un retour silencieux.

Soudain, il s'interroge sur sa dulcinée
Celle pour qui a été écrite sa destinée.
Le corps de sa belle reste sans chaleur
Malgré tous ses baisers remplis d'ardeur.

Il réalise enfin que ses yeux sont inertes
Et retombe brusquement dans la vraie vie.
En colère, il renie cette occasion, à  lui, offerte
Puis avec violence, il déchire la photographie.
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Autre
LA FORCE ET LA DOUCEUR (poème par Pascal)
17 novembre 2010 0

Il n'y a rien de plus doux que la force,
Et celle des sentiments m'emplissant le torse,
Me procurait un plaisir ô combien atroce
Que je ne saurai ici décrire même en morse.

Mais il n'y a rien de plus fort que la douceur,
Et c'est tendrement que je t'ouvre mon cœur,
Pour t'envoyer paitre plein de rancœur,
Toi et tes attitudes de bonne sœur.

Vile allumeuse, calculeuse et manipulatrice,
Tu n'as eu de cesse de jouer à  l'actrice,
M'attribuant même dans ta triste et sombre matrice,
Le rôle du vampire assoiffé de sang d'actrice.

Me connaitre par toi-même se révèle être bien inutile,
Car ton jeu est en ce jour découvert de tout fil,
Et ta personne me parait désormais bien futile,
Autant que ces idiotes querelles qui défilent.

Tu es belle et pourrais être femme,
Mais dans mon estime tu n'es plus qu'infâme,
Car seule une infâme peut adresser un tel blâme,
Et siéger elle-même en plein cœur d'un drame.

Ferais-tu l'indicible complexe de ta virginité,
Ou me pensais-tu à  ce point de bêtise doté,
Incapable de mettre à  jour cette identité,
Que tu t'amuses à  déguiser journées après nuitées ?

Continues désormais de passer ton chemin,
Comme tu l'as fait avec tous ces « sorciers »,
Sur lesquels tu as laissé de ton angélique main,
La frêle empreinte d'une mante au cœur scié.
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Autre, Déclaration
MA DAME (poème par Stéphane)
10 novembre 2010 2
Commentaire de l'auteur: "Mon père m'a donné un cœur, vous l'avez fait battre (Honoré De Balzac)"

Il y a ce violon qui cherche dans ses cordes,
Je ne sais, quel air incroyable
Qui serait, à  vos oreilles, agréable.
Il s'y emploie à  s'en rompre les cordes.

Il y a cette guitare qui, l'air de rien, s'accorde
Pour vous chanter une fable
Hymne à  un amour ineffable
Symbole de l'attention que je vous accorde.

Il y a ce tambour qui cherche dans son vide
Plusieurs expressions du bruit,
L'euphorie, la douleur, l'extase et l'ennui.

Il y a mon cœur qui vous cherche et se vide
De tout l'amour dont il dispose
Car de ses battements, vous êtes la cause.
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Autre, Société
LE TOURISTE (poème par P.A.)
10 novembre 2010 4


Mon géniteur n'a pas voulu de moi
Ma mère m'a abandonné
Accueilli dans un orphelinat
Ma vie est une randonnée

Rarement choyé
Souvent battu
Parfois aimé
Toujours abattu

J'ai traversé mon existence
A espérer le meilleur
Et ne récolter que le pire
Entre pleurs et rires
Balloté entre ici et ailleurs
Telle a été mon enfance

Très peu dorloté
Toujours rejeté
Jamais adoré
Tout le temps détesté

Les soirs quand venait la reine des ombres
Me manque le sein chaud d'une mère
Pour dissiper mes peurs sombres
Couvrir mes nombreux impairs

Effacer mon désarroi
Chasser mes effrois
Celle du nomade triste
Du solitaire touriste

Familles d'accueil
Lit de mes écueils
Foyers d'adoption
Pour parents en démission

De l'amour, si ordinaire
En recevoir, c'est extraordinaire
J'ai connu cent familles
Mais je suis un sans famille.

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Amour, Autre
L’ÉPHÉMÉRE (poème par L.)
10 novembre 2010 0
Commentaire de l'auteur: ", aux amours qui ne durent que le temps d'un battement d'aile."

L'averse est passée
Emportée par le vent
Comme la nuit par le temps.

Ici s'éveille le lys,
Avec lui vient la vie
L'amour, le soleil, le rythme,

S'ouvre un sublime ballet
Dans les parfums du parterre
Que survole lentement l'éphémère.

Souple et indolent, il danse
Pour le jour qu'il encense
Pour la lune trop comblée.

Et voilà  que les fées,
Dans l'âme un brin de jalousie
Viennent l'épier, ravie

Avant que n'expirent ses ailes
Fanées et las de ritournelles
Avec ses brèves parades.
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Autre
JE NE VEUX PAS MOURIR (poème par Cedric Marshall)
10 novembre 2010 0

L'averse déchaînée de mes larmes
Avait soufflé ce fichu matin où
Tu t'en allas dans les bras du silence...
J'ai pleuré
Et je te pleure encore,
Reviens-moi.
J'ai crié ton nom dans le noir,
Reviens-moi...

L'oscillation galante entre hauteurs
Et tréfonds du temps
Rime sans quelque harmonie que ce soit
Avec mes espérances sceptiques...
Je marche sur mes rêves
Et le temps m'échappe toujours,
J'ai peur des marches qui mènent
A ce soleil qui me brûle...

Mes yeux brillent dans l'ombre,
Ils brillent avec l'assentiment de mes douleurs...
Vois mes larmes qui s'étendent
Sur mon coeur et aie pitié.
Reviens, n'attends pas que ma sentence
Soit prononcée.
Je ne veux pas mourir d'amour...
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Amour, Autre, Déclaration
TA PLUS BELLE PREUVE D’AMOUR (poème par Guy)
10 novembre 2010 0

C'est le soleil que tu as capturé,
Dans un écrin que tu m'as donné;
Avec les myriades de ses rayons;
Mais sa chaleur, mes mains, a brulé,

C'est la lune que tu as décrochée,
Et placé dans le ciel de mon corps ébène;
Qu'elle y luise de toute sa beauté;
Mais son éclat, mes yeux, ont aveuglé;

Ce sont les étoiles que tu as volées;
Dont tu as paré mon corps entier;
Qu'elles y scintillent de mille feux;
Mais de profondes encoches elles m'ont laissées,

Pourtant, moi j'aurais bien aimé
Sentir ce soleil quand tu me touches,
Voir cette lune dans tes yeux, sur moi, posés;
Entendre ces étoiles dans les mots qui sortent de ta bouche,

Va donc ! parcours le monde entier,
Ramènes moi toutes les richesses qu'il compte;
Mais, ce qui pour moi le plus, compte
C'est ce que tu fais pour m'aimer,
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Autre, Cote divoire, Société
VOX POPULI (poème par Stéphane)
3 novembre 2010 4

De notre sol, s'élèvent les clameurs
Silencieuses mais tellement résonnantes,
Donnant des frayeurs même à  la peur
Accompagnant cette marche étonnante.

Parce que les coeurs appartiennent à  ce père
Qui a construit leur pays au ciment de la paix.
Parce qu'au milieu de la peur, reste un repère,
Que tout est possible quand existe la paix.

Alors, nos voix pour donner à  la paix, de la voix
Et nos voix pour montrer au politique la voie
Car rien ne se mettra au travers de millions de voix
Réclamant maintenant, la paix qu'on leur doit!

Vox populi : "la voix du peuple" en référence à  la locution latine VOX POPULI, VOX DEI, la voix du peuple est la voix de Dieu
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